Développer des industries capables de transformer les matières premières sur place est l’un des principaux défis des pays africains. En produisant localement des biens à forte valeur ajoutée, les États peuvent créer davantage d’emplois, réduire leur dépendance aux importations et renforcer leur souveraineté économique.
C’est dans cette logique que la République démocratique du Congo a lancé, le 6 juillet à Lubumbashi, les travaux de construction de deux usines destinées à produire des lubrifiants industriels et des câbles électriques souterrains. Le projet est porté par Mining Engineering Services (MES), filiale du Groupe Vinmart.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre intérimaire de l’Industrie, Justin Kalumba Mwana Ngongo, du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, ainsi que d’opérateurs économiques.
Ce lancement intervient après l’inauguration de trois autres unités industrielles dédiées à la fabrication de tubes carrés, de câbles électriques armés et de transformateurs. Pour les autorités congolaises, ces investissements s’inscrivent dans la stratégie visant à transformer localement les ressources du pays avant leur exportation, afin de créer plus de valeur ajoutée et de stimuler l’industrialisation.
Le gouvernement a salué l’investissement de MES, qu’il considère comme une contribution importante au développement industriel de la RDC, tout en assurant que ces nouvelles usines bénéficieront de mesures de protection en faveur de l’industrie nationale.