L’historien et analyste politique, Arthur Banga a réagi aux candidatures rejetées dans le cadre de la présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire.
En effet, le Conseil constitutionnel a rendu la liste définitive des candidats retenus pour l’élection prochaine le lundi 8 septembre 2025. Sur 60 candidatures, 55 ont été rejetées.
Plus tard sur le plateau de la Quotidienne Info, Arthur Banga a donné son avis sur ces candidatures.
« Sur la liste des retenues ? Je pense que j’ai gagné mon pari, car j’avais déjà annoncé que certains ne seraient pas présents, notamment TIDJANE et GBAGBO.
Le Conseil constitutionnel a vraiment détaillé sa décision, en précisant qu’aucun de leurs droits civils et politiques n’a été violé et qu’ils n’étaient pas électeurs.
J’avais même parié qu’on aurait moins d’une dizaine de candidats, et au final, ce sont 5 candidats qui ont été retenus. Pas besoin d’être dans le secret des dieux : c’est simplement le fruit de l’analyse prospective.
L’absence de Vincent TOH BI ne m’étonne pas, car je l’avais déjà dit : il n’allait pas obtenir ses parrainages.
Le parrainage est une mécanique qui repose sur une implantation régulière. Même pour AFFI N’GUESSAN, j’avais exprimé des doutes, car il est dans une spirale négative depuis 2018 (…).
Je suis un peu déçu pour ASSALÉ, car c’est quelqu’un qui, depuis un bon moment, tente de s’implanter de façon dynamique.
Il incarnait cette troisième voie qui aurait pu apporter quelque chose de nouveau et se positionner à équidistance des partis traditionnels.
La bonne surprise pour moi, c’est Henriette LAGOU. Je ne m’y attendais pas du tout. Mais en y regardant de plus près, je me suis souvenu que c’est sa deuxième ou troisième candidature, et qu’elle avait effectué quelques tournées.
Peut-être qu’elle travaillait dans une discrétion très efficace, mais cela reste une belle surprise pour moi (…).
Ce qui m’a quelque peu surpris, malgré certains signaux, c’est l’incapacité du PPA-CI à rassembler les parrainages.
Le 12 août, le parti avait d’ailleurs communiqué en disant qu’il n’avait pour le moment des parrainages que dans 10 régions (…). Je pense qu’il faut engager une réflexion plus large sur le système de parrainage (…)», a-t-il indiqué.