L’ONU a exprimé sa préoccupation face au projet du Burkina Faso de suspendre les partis politiques. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé les autorités militaires à revenir sur cette décision, estimant qu’elle menace les libertés fondamentales et l’espace civique.
Depuis le coup d’État du 30 septembre 2022, le régime militaire au pouvoir a suspendu les activités de plusieurs partis politiques.
Le gouvernement assume ouvertement de ne pas être une démocratie, et son projet d’interdire tous les partis a attiré l’attention de la communauté internationale.
Volker Türk a souligné l’importance de maintenir un espace civique et démocratique. Il a exhorté le Burkina Faso à abroger les lois restrictives récemment adoptées et à lever les limitations imposées à la société civile.
Le Haut-Commissaire a également dénoncé la suspension d’organisations et la nouvelle loi sur la liberté d’association, qu’il juge trop contraignante.
L’ONU a appelé les autorités burkinabè à faciliter l’aide humanitaire et à libérer les personnes détenues arbitrairement. Ces mesures sont, selon le Haut-Commissaire, essentielles pour garantir le respect des droits humains.
Volker Türk a rappelé que le Burkina Faso avait pris, en décembre, des engagements pour respecter les droits humains et mettre fin à l’impunité. Il a demandé que ces engagements se traduisent par des actions concrètes.
Le Haut-Commissaire a insisté sur la nécessité de protéger la liberté d’expression et la liberté d’association. Il a souligné que les restrictions actuelles touchent directement les partis politiques et la société civile.
L’ONU a précisé que le maintien de ces mesures pourrait affecter l’activité des organisations et limiter la participation citoyenne. Volker Türk a encouragé le gouvernement à revoir ces décisions et à créer un cadre plus ouvert pour les activités politiques et associatives.
Les autorités militaires burkinabè ont, jusqu’ici, suspendu toutes les activités politiques et continuent d’affirmer leur statut non démocratique. L’ONU reste attentive à l’évolution de la situation et suit de près l’application des mesures qu’elle recommande.
Selon Volker Türk, le retour sur ces décisions, la levée des restrictions et le respect des engagements pris en décembre sont des points sur lesquels le gouvernement doit agir pour le moment.
L’ONU maintient son suivi régulier et reste en contact avec les autorités du Burkina Faso pour évaluer la situation. Nous y reviendrons.