Nucléaires : la Russie furieuse contre ces 2 pays européens qui veulent  armer l’Ukraine

Nucléaires : la Russie furieuse contre ces 2 pays européens qui veulent  armer l'Ukraine

Crédits photo : Pixabay /

L’alerte émane de Moscou. Le Service de renseignement extérieur russe (SVR) affirme que la France et le Royaume-Uni prépareraient, en secret, un transfert de technologies nucléaires à l’Ukraine, avec l’objectif de lui fournir soit une arme nucléaire, soit une « bombe sale ».

Selon ce service, ces projets répondraient à un constat partagé à Paris et à Londres : les forces ukrainiennes ne disposeraient plus des moyens de renverser la situation sur le terrain.

Dans cette optique, Kiev devrait être doté d’une capacité stratégique capable de modifier l’équilibre des négociations. Le dispositif évoqué reposerait sur des transferts discrets de composants, d’équipements et de savoir-faire européens, destinés à masquer l’origine de ces technologies.

Allégations russes et accusations de violation du droit international

Dans son communiqué, le SVR avance que cette stratégie viserait à faire passer l’éventuelle émergence d’un programme nucléaire ukrainien pour un développement autonome.

Les services russes évoquent un contournement du Traité de non-prolifération nucléaire, texte qui encadre strictement la diffusion de ces technologies. Ils estiment que ces initiatives exposeraient l’ensemble du système international de contrôle à une remise en cause.

« Les Britanniques et les Français reconnaissent que leurs projets impliquent une violation flagrante du droit international », affirme le communiqué, qui dénonce un risque d’escalade majeure.

Toujours selon Moscou, l’Allemagne aurait refusé de s’associer à cette initiative, jugée trop dangereuse. Aucune preuve indépendante ne vient, à ce stade, étayer ces affirmations.

Depuis février 2022, l’Ukraine bénéficie d’un appui constant des pays occidentaux. Washington, Londres, Paris et plusieurs capitales européennes ont livré des armements conventionnels, fourni du renseignement et soutenu financièrement les autorités ukrainiennes, tout en adoptant des sanctions économiques contre la Russie.

A ce titre, en 2023, le Président Biden lors d’une déclaration à l’issue du sommet de l’OTAN en Lithuanie déclarait : « Depuis le début de cette guerre, j’ai été aux côtés du président Zelensky je viens de passer une heure avec lui – à Washington, à Kiev, à Hiroshima et maintenant à Vilnius, pour réaffirmer au monde entier ce que je répète : nous ne faiblirons pas. Nous ne faiblirons pas. (Applaudissements.) Je le pense vraiment. Notre engagement envers l’Ukraine restera inébranlable. Nous défendrons la liberté aujourd’hui, demain et aussi longtemps qu’il le faudra. »

Le soutien occidental s’est renforcé au fil des mois, sans franchir certaines lignes considérées comme critiques, notamment l’envoi de troupes ou la fourniture d’armes nucléaires.

Dans ce contexte, les accusations du SVR introduisent une rupture nette avec les positions officiellement affichées par les alliés de Kiev, qui affirment vouloir éviter une confrontation directe entre puissances nucléaires.

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