Nouvelle crise au PSG ? Duel de leadership entre Luis Enrique et Ousmane Dembélé

Ousmane Dembélé dévoile le secret de Luis Enrique : "Si tu n'es pas à 100 %, si tu ne fais pas les efforts, tu ne..."

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Luis Enrique et Ousmane Dembélé se déclarent un duel de leadership : après l’imposant succès contre l’OM (5-0), la saison du PSG était lancée croyait-on, mais la cuisante défaite le 13 février à Rennes (3-1) a fait rejaillir les doutes chez des Parisiens peinant à enchaîner et même naître une certaine tension avant la Ligue des champions.

Cette irrégularité persistante interroge, jusqu’à irriter certains cadres, bien conscients de ce que peut engendrer ce mois de février, moment auquel l’an passé le Paris SG avait avec un peu d’avance démarré son printemps éclatant, avec un barrage aller qualificatif pour les huitièmes de finale de la C1 le 17 février prochain à Monaco et une pression maintenue par Lens dans la lutte pour la première place en Ligue 1.

« On est sur la deuxième partie de saison, et c’est le Paris Saint-Germain qui doit être en premier, et pas les individualités. On doit jouer pour le club au lieu de penser à soi-même« , a ainsi lâché Ousmane Dembélé, bien agacé, au micro du diffuseur Ligue 1+.

« Si on joue tout seul sur le terrain, ça ne va pas aller, on ne va pas gagner les titres qu’on veut« , a martelé le Ballon d’Or, décidé à tirer la sonnette d’alarme cinq jours à peine après avoir claironné, dans l’euphorie d’un clinquant « classique« , que le PSG était « de retour« .

Fébrilité défensive, arythmie au milieu, mire perdue en attaque… En Bretagne, tout était réuni dans la désunion parisienne au Roazhon Park.

« Ces déclarations ne valent rien »

Matveï Safonov n’a pas été décisif sur sa ligne, il est vrai abandonné par la charnière centrale Willian Pacho/Illya Zabarnyi, en retard lors des trois buts encaissés, sans compter les latéraux Nuno Mendes et Achraf Hakimi aussi en difficulté.

Le milieu, d’habitude dominant dans les duels, n’a pas pesé. L’attaque, avec pourtant son trio de titulaires Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia, a manqué d’idées mais pas de mauvais choix, un mal chronique cette saison devant le but.

A la fin du match, Vitinha a, comme Dembélé, pointé un excès d’individualisme: « Tout le monde veut marquer, on en a parlé souvent, il y a des fois où il faut donner le ballon au joueur qui est le mieux placé, c’est ce qui nous a amené loin l’année dernière« .

Luis Enrique, lui, n’a en revanche pas voulu rebondir sur les propos de son attaquant, estimant que les déclarations d’après-match « ne valent rien » et sont souvent dites sous l’effet de la colère.

« Je ne joue pas à ce jeu-là. Quand un match se termine, les joueurs parlent du résultat en étant encore pleins d’émotions. Je ne permets à aucun joueur de mettre sa situation personnelle au-dessus du club. Et je peux le garantir. On suit un chemin. C’est normal d’être énervé après le match. Je m’occupe de gérer le fait que l’équipe soit toujours au-dessus des individualités, et là-dessus, il n’y a aucun doute« , a-t-il d’abord expliqué.

Il est ensuite revenu une seconde fois sur cela, en espagnol dans le texte : « Je vais répondre en espagnol. Je n’accorde aucune valeur aux propos que tiennent les joueurs à la fin d’un match. Je ne vais pas répondre à la réponse d’un joueur. Je ne permettrai jamais à un joueur d’être au-dessus du club. Là-dessus c’est clair. Le responsable de l’équipe, c’est moi. Et je ne permettrai jamais à un joueur de penser qu’il est plus important que le club. Ni moi, ni le directeur sportif, ni le président. Ces déclarations ne valent rien. Elles viennent de la frustration vis-à-vis du match qui vient de se terminer« .

En interne, on assure que Dembélé ne visait personne en particulier, ont expliqué deux sources proches de l’effectif, précisant que ce n’était pas une observation générale, mais qu’elle était relative à la contre-performance du soir.

Selon une de ces deux sources, le Français évoquait un manque de replis défensifs, une panne de pressing à la perte de balles et de mauvaises inspirations devant le but.

Avec AFP

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