Le président guinéen, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à une nomination partielle de membres du nouveau gouvernement marqué par des changements à la Justice, à la Sécurité et aux Finances, selon un décret lu lundi soir sur la télévision publique.Le général Doumbouya avait le 27 janvier confirmé Amadou Oury Bah dans ses fonctions de Premier ministre que M. Bah a déjà exercées de février 2024 à janvier 2026.
Cette décision faisait suite à son investiture en tant que président pour une durée de sept ans, et qui a mis fin à quatre ans de transition militaire dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Avec les nouvelles nominations, le ministère de la Justice sera dirigé par Ibrahima Sory Tounkara qui était président du tribunal dans le procès entre 2024 et 2025 à Conakry du massacre du 28 septembre 2009.
Ce jour-là, au moins 156 personnes avaient été tuées à Conakry, par balle, au couteau, à la machette ou à la baïonnette, et des centaines d’autres blessées dans la répression d’un rassemblement de l’opposition dans un stade et ses environs, selon le rapport d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU. Au moins 109 femmes ont été violées.L’ex-dictateur Moussa Dadis Camara avait notamment été condamné en juillet 2024 à 20 ans d’emprisonnement pour crimes contre l’humanité.Les ministères de la Sécurité et des Finances changent également de chefs dans le nouveau gouvernement partiellement nommé.
Les nouvelles nominations concernent 20 membres dont 18 ministres et deux secrétaires généraux. Le président Doumbouya avait annoncé une structure de gouvernement comprenant 27 ministères et deux secrétaires généraux.
Ce gouvernement est le premier de la présidence de Mamadi Doumbouya, élu lors de la présidentielle du 28 décembre dernier après avoir pris le pouvoir par la force lors d’un coup d’Etat en septembre 2021, et en dépit de sa promesse initiale de rendre le pouvoir à des civils au terme d’une période de transition.
Il dirige d’une main de fer la Guinée depuis ce coup d’Etat.
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