En Côte d’Ivoire, l’affaire de la disparition de la fille de la chantre Lya et de sa copine, n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets.
Alors que l’affaire secoue la toile ivoirienne depuis quelques jours, de nouvelles révélations font surface.
Pour rappel, il y a quelques jours, la toile ivoirienne a été alertée par la disparition d’une adolescente en classe de 1ère.
L’adolescente du nom de Yoro Esther, fille de la chantre Lya, ne serait selon sa mère, pas rentrée à la maison après les cours du mercredi 12 novembre 2025.
Après avoir lancé l’alerte sur les réseaux sociaux et après d’intenses recherches, Yoro Esther et sa copine Bérénice Zadi, sont retrouvées au quatrième jour de leur disparition.
Mais, avant qu’elles ne soient retrouvées, une vidéo a fuité sur la toile où, on pouvait apercevoir les deux adolescentes dans des tenues peu appropriées dansant, dans ce qui semblait être une résidence.
Une vidéo qui était tombée comme un coup de massue pour certains internautes, étant donné que Yoro Esther est la fille d’une chantre.
Quelques que jours après qu’elles ont été retrouvées, précisément le mardi 18 novembre 2025, la chantre Lya et son époux ont été reçus sur la chaîne Life TV.
Selon les propos de la mère, sa fille serait une enfant sage. Elle aurait suivi sa copine pour se rendre à un anniversaire non loin de l’école organisé par « un tonton ».
Mais, reçue sur le plateau de C’Midi sur RTI 1 ce mercredi 19 novembre 2025, Bérénice Zadi, l’amie de Yoro Esther rejette cette version de la mère de son amie.
Selon ces propos, la fille de la choriste serait celle qui a tout orchestré. Elles seraient allées dans la résidence du « chéri » d’Esther.
Ci-dessous, l’intégralité de sa version
Nous sommes allées dans la résidence du chéri d’Esther.
Esther avait peur de rentrer à la maison.
Nous avons passé trois nuits dans une maison inachevée sans manger, sans boire sans se laver
J’ai 14 ans. Je suis en classe de troisième.
Esther (la fille de chantre Lya) est en classe de première. Elle m’a pris comme sa petite sœur. Nous fréquentons le même établissement à Dabou. Nous sommes pratiquement tous les jours ensemble.
Le mercredi matin elle est venue me chercher pour qu’on parte à l’école ensemble. Sur le chemin de l’école sa chaussure s’est coupée. Le temps qu’on trouve une solution. Il était l’heure. Esther a proposé que nous attendions la prochaine heure. Elle a par la suite voulu que nous nous rendions dans la résidence de son chéri qui est dans la vingtaine. Nous l’avons appelé. Il est venu nous chercher. Il nous a fait asseoir dans un maquis. Il nous a dit de consommer. Et qu’il revenait.
Esther ma servi de la bière. N’étant pas habituée à l’alcool. J’ai commencé à avoir le vertige. Ma tête tournait. Quand le chéri d’Esther est venu me chercher.
Elle lui a signifié que j’étais ivre. Il nous a donc envoyé dans sa résidence.
Tiraillée par le sommeil, je me suis couchée dans la chambre. Esther, son chéri et l’ami de son chéri échangeaient au salon. Esther est devenue anxieuse. Elle faisait des va-et-vient entre la chambre et le salon. Son chéri et son ami ont voulu que nous rentrions. Esther ne voulait pas rentrer. Vu l’heure avancée, elle avait peur des représailles de sa mère.
Nous sommes quand même sortis de la résidence. Esther ne voulait pas rentrer. Sous prétexte que sa mère allait lui porter mains. Son chéri nous a donc laissé devant la résidence. Il a promis revenir. Nous l’avons entendu, mais il ne venait pas.
Ce n’était pas son intention de nous laisser devant la résidence. Mais il voulait que nous rentrions à la maison. Malgré l’heure très avancée Esther ne voulait toujours pas rentrer à la maison. Je lui ai dit que moi, je pouvais rentrer. Mes parents vont se plaindre, mais je vais rentrer à la maison. Esther ne voulait rien entendre.
Elle cherchait des prétextes pouvant la couvrir devant sa mère. Elle a proposé que nous dormions dans une maison inachevée. Par solidarité. J’ai accepté de rester avec elle. Nous avons passé quatre nuits dans la maison inachevée sans manger, sans boire sans se laver. Nous sommes rentrés à la maison samedi.
Je suis une fille calme à la base. Je n’aime pas qu’on me mette trop les regards sur moi. Je n’aime pas me faire voir.
Avec cette affaire, c’est difficile de sortir de la maison. Car tout le monde portera les yeux sur moi. J’ai peur et honte d’aller à l’école. Je n’ai pas encore repris les cours.
Mes parents m’ont fait venir à Abidjan.