Les fidèles enlevés dans une mosquée au Nigeria restent recherchés après l’attaque de Kpenya.
Des hommes armés ont surgi pendant la prière du vendredi, le 21 août, dans l’État du Niger. Le nombre exact des victimes demeure inconnu. Des responsables locaux évoquent au moins 60 personnes emmenées. Des habitants avancent une fourchette allant de 60 à 80 victimes. Amnesty estime pourtant que plus de 80 personnes pourraient avoir été enlevées.
L’Associated Press situe l’attaque dans le district de Dekara, à Borgu, une zone de l’État du Niger. Les assaillants avaient aussi visé plusieurs villages de cette région éloignée. Le porte-parole de la police, Wasiu Abiodun, n’a pas donné de bilan. Il a toutefois indiqué qu’aucune mort n’avait été signalée pendant les attaques. L’armée a été déployée, tandis que les recherches se poursuivaient sur le terrain.
Abdullahi Mohammed Nasir, président du conseil local de Borgu, a confirmé au moins 60 enlèvements. Il a aussi évoqué des blessés par balles, sans préciser leur nombre. Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque jusqu’ici. L’Associated Press rappelle que les groupes armés enlèvent souvent des habitants contre rançon.
Amnesty International demande désormais une action urgente pour libérer les fidèles. L’organisation juge l’attaque grave, car elle a frappé des croyants en pleine prière. Elle appelle Abuja à mieux protéger les communautés du nord. Son alerte couvre les enlèvements recensés entre janvier et avril 2026. Au moins 1 100 personnes auraient été enlevées pendant cette période.

