Le Nigéria s’est imposé comme deuxième importateur africain de panneau solaire.
En effet, entre juin 2024 et juin 2025, le pays a importé 1 721 MW de panneaux solaires, dépassant l’Égypte et se plaçant juste derrière l’Afrique du Sud, tandis que l’Algérie complète le podium avec 1 199 MW.
Cette avancée reflète une tendance générale : le solaire connaît un essor spectaculaire à travers le continent. Sur l’ensemble de l’Afrique, les importations ont atteint 15 032 MW, soit une hausse de 60 % par rapport à l’année précédente. Contrairement à 2023, où la reprise se concentrait sur quelques pays, la croissance est désormais partagée : vingt pays ont battu leurs records, et vingt-cinq dépassent désormais les 100 MW.
« Certaines progressions sont impressionnantes : l’Algérie a multiplié ses importations par 33, la Zambie par 8, le Botswana par 7 et le Soudan par 6.
D’autres nations, comme le Libéria, le Bénin, l’Angola ou l’Éthiopie, ont plus que triplé leurs volumes. Dans certains États, l’électricité produite grâce à ces panneaux pourrait transformer le système énergétique national : en Sierra Leone, elle représenterait 61 % de la production de 2023, et 49 % au Tchad », selon les informations relayées par les médias locaux.
Pour les experts, l’ampleur du potentiel économique est considérable. Selon Ember, un panneau solaire peut s’amortir en seulement six mois grâce aux économies réalisées, un délai parfois encore plus court ailleurs en Afrique.
Mais un problème demeure : on manque de données fiables sur l’installation effective de ces panneaux, ce qui freine la planification. « La transition africaine vers les énergies propres est inévitable, mais elle sera plus efficace si elle repose sur des chiffres précis et actualisés », explique Muhammad Mustafa Amjad de Renewables First.
Avec ce positionnement de deuxième importateur africain, le Nigéria devient un acteur clé d’une vague solaire qui pourrait transformer durablement l’Afrique, à condition que cette dynamique soit accompagnée d’une planification rigoureuse et d’un suivi constant. Le continent pourrait alors envisager un système électrique plus durable, inclusif et résilient.