Le chauffeur mis en cause dans l’accident de voiture qui a blessé le boxeur britannique Anthony Joshua et coûté la vie à ses deux amis, a comparu ce mardi 20 janvier 2026 devant un tribunal nigérian, alors des proches du boxeur doute de l’utilité d’un procès.
L’Agence de contrôle et d’application du code de la route (TRACE) de l’État d’Ogun, où l’accident s’est produit, a déclaré à l’AFP au lendemain de l’accident du 29 décembre que, selon leur enquête préliminaire, le véhicule roulait à une vitesse excessive. Un pneu aurait également éclaté avant la collision.
« Nous avons beaucoup de chance que notre fils ne soit pas mort. Mais traduire cet homme en justice est quelque chose pour lequel nous ne voyons aucune raison », a déclaré à l’AFP l’oncle du sportif, Adedamola Joshua, à l’extérieur du tribunal de Sagamu, dans le sud-ouest du Nigeria.
« C’est mon opinion personnelle, ce procès n’en vaut vraiment pas la peine. Parce que nous pensons que les accidents peuvent arriver partout dans le monde », ajoute-t-il.
Mais il a dit comprendre les raisons pour lesquelles certaines personnes veulent le voir condamner car « il roulait trop vite ».
Adedamola Joshua a indiqué à l’AFP que Kayode était le chauffeur de son neveu depuis trois ans et qu’il n’y avait jamais eu de plaintes à son encontre.
Son neveu, un ressortissant britannique d’origine nigériane, se rend souvent dans le sud-ouest du Nigéria, où il a des amis et de la famille.
La comparution de Kayode mardi a été brève, le juge ayant ajourné l’affaire au 25 février à la demande du parquet.
Selon la police nigériane et les autorités de l’État, Latif Ayodele et Sina Ghami sont décédés sur les lieux de l’accident. Tanddis que Anthony Joshua et Adeniyi Mobolaji Kayode n’avaient subi que des blessures légères.
M.Ghami était le préparateur physique de longue date de l’ancien champion du monde des poids lourds, tandis qu’Ayodele était son entraîneur personnel, selon les médias britanniques.