L’armée nigériane a affirmé avoir tué « au moins 20 jihadistes » dans l’État de Yobe, dans le nord-est du pays, en réponse à une série d' »attaques coordonnées » contre des bases militaires dans la région au début de la semaine.
Les combattants de Boko Haram et du groupe rival Etat islamique en Afrique de l’ouest (ISWAP) ont intensifié leurs attaques contre des cibles militaires et civiles alors que le Nigeria continue de lutter contre une insurrection jihadiste qui dure depuis 16 ans.
Une série d’attaques jihadistes lundi a tué au moins 14 personnes, dont 10 soldats dans les États de Borno et Yobe, selon des sources civiles et militaires locales.
L’un des porte-paroles de l’armée nigériane, Sani Uba, a déclaré dans un communiqué publié jeudi que les troupes avaient déjoué des « attaques coordonnées » lancées par l’ISWAP contre une base militaire à Goniri, dans l’État de Yobe, tard lundi soir et tôt mardi matin.
« Plus de 20 terroristes ont été neutralisés, dont un commandant terroriste de haut rang identifié comme Abu Yusu, le Munzir de Dursula », a déclaré M. Uba.
M. Uba a ajouté que certains soldats avaient été blessés, sans donner de bilan.
Un habitant du village voisin de Katarko a déclaré à l’AFP en début de semaine que les jihadistes avaient tué quatre soldats et incendié des bâtiments et des véhicules militaires à Goniri.
Selon les Nations unies, l’insurrection dans la région a fait plus de 40.000 morts et environ deux millions de déplacés.
La semaine dernière, sept soldats et 11 civils ont été tués lorsque des combattants de Boko Haram ont attaqué une base et la ville voisine de Ngoshe, dans le district de Gwoza, près de la frontière avec le Cameroun, tirant sur les habitants et en enlevant certains.
En février, les États-Unis ont commencé à déployer des troupes au Nigeria afin d’apporter un soutien technique et une aide à la formation aux soldats nigérians dans leur lutte contre les groupes jihadistes.
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