Nigeria : la nouvelle loi électorale modifiée; les résultats seront transmis en temps réel

Ismaël Omar Guelleh

Crédit Crédit : Ecomnews Afrique

Le Sénat du Nigeria a adopté ce 10 février 2026 un amendement autorisant la transmission électronique en temps réel des résultats électoraux, a-t-on appris de source officielle.

Cette adoption intervient au lendemain d’une manifestation devant l’Assemblée nationale à Abuja, la capitale, dénonçant le rejet initial de cette disposition lors de l’adoption récente d’une nouvelle loi électorale .

Le Nigeria doit se rendre aux urnes au premier trimestre 2027 pour élire son président, la majorité des gouverneurs ainsi que les parlementaires nationaux et régionaux.

Avec cet amendement, les résultats issus des quelque 176.000 bureaux de vote du pays seront transmis instantanément vers un portail public baptisé iRev, accessible à tous.

Le président de chaque bureau de vote « doit transmettre par voie électronique les résultats » de son bureau « au portail« , a expliqué Godswill Akpabio, président du Sénat.

Dans un communiqué, la Chambre haute a estimé que « l’autorisation de la transmission des résultats à l’iRev après leur certification constitue une étape importante dans l’évolution démocratique du Nigeria« , soulignant qu’elle renforcera la transparence du traitement des résultats et permettra aux citoyens de suivre le processus électoral.

Jusqu’à présent, les résultats étaient transmis électroniquement, mais sans diffusion en temps réel.

L’adoption de cet amendement intervient à l’issue d’un réexamen de cette clause du projet de loi électorale, lors d’une séance plénière d’urgence organisée à un an des prochaines élections générales dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

Le 9 février, plusieurs centaines de manifestants, parmi lesquels le leader de l’opposition Peter Obi, du Congrès démocratique africain, arrivé troisième à la présidentielle de 2023, s’étaient rassemblés devant l’Assemblée nationale pour dénoncer le rejet de la transmission électronique en temps réel par les législateurs.

Les contentieux post-électoraux sont fréquents dans le pays et, malgré le déploiement de nouvelles technologies par la Commission électorale nationale indépendante (INEC), la crédibilité des résultats reste régulièrement contestée.

La nouvelle loi électorale réduit par ailleurs de moitié le délai de préavis des élections, ramené de 360 à 180 jours, dans un contexte de baisse continue de la participation électorale, alors que de nombreux Nigérians estiment que leur vote n’est pas pris en compte.

Avec AFP

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