Niger : l’ONU soutient des programmes structurants pour réduire la pauvreté

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Crédit Photo : AFP / Daniel SLIM

Le Niger, avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a inauguré le 27 août 2025 à Niamey quatre programmes conjoints ambitieux couvrant la période 2025-2029 dans le but de réduire la pauvreté.

Ces initiatives, dotées d’un budget global de 1,84 milliard de dollars (1 100 milliards FCFA), visent à transformer en profondeur le pays autour de quatre priorités : la gouvernance socioéconomique, la souveraineté alimentaire, l’éducation et la formation, ainsi que l’insertion professionnelle des jeunes afin de réduire la pauvreté.

En effet, après plusieurs mois de concertations intensives, ponctuées par la visite en juillet 2025 de la vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina Mohammed, ces programmes incarnent ce que la coordonnatrice résidente de l’ONU au Niger, Mama Keita, a appelé ‘‘nouvelle génération de partenariats’’.

Plutôt que de multiplier de petits projets isolés, le Niger a favorisé une approche intégrée, alignée sur le Plan de Résilience pour la Sauvegarde de la Patrie (PRSP), les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, selon le communiqué des Nations Unies publié le 28 août 2025.

Par ailleurs, la dimension régionale a été renforcée : le Burkina Faso et le Mali ont chacun bénéficié de trois programmes similaires, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES).

Concrètement, » la modernisation de la gouvernance a porté sur la digitalisation des services publics, l’augmentation des ressources internes et la consolidation des institutions. La souveraineté alimentaire a concerné la réhabilitation de 300 000 hectares de terres agricoles, afin de diminuer la dépendance à l’aide humanitaire et de renforcer la résilience face aux changements climatiques. L’éducation et la formation ont touché plus de 2 millions d’enfants et adolescents, avec l’alphabétisation de 30 000 filles qui n’avaient jamais été scolarisées », d’après les informations relayées par les sources locales.

Enfin, la jeunesse et l’emploi ont été au centre d’un programmes formant 500 000 jeunes et créant 750 000 emplois, grâce au soutien aux PME et au développement de chaînes de valeur locales.

Ces interventions concernent directement 6,5 millions de Nigériens, en portant une attention particulière aux populations vulnérables : femmes, jeunes déscolarisés, déplacés internes et personnes handicapées.

Avec un taux de pauvreté extrême évalué à 45,3 % en 2024, mais projeté par la Banque mondiale à 35,8 % d’ici 2027 grâce à la croissance agricole, le Niger s’est trouvé à un tournant crucial. La réussite de ces programmes conjoints ne va pas  se mesurer uniquement aux signatures officielles, mais à des résultats tangibles : avec des champs cultivés, des emplois créés, des écoles ouvertes et un appareil d’État modernisé.

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