Le sélectionneur de l’Irak, Graham Arnold, a appelé lundi la Fifa à reporter son match de barrage du Mondial-2026 prévu à la fin du mois au Mexique, de nombreux joueurs et membres de son staff étant bloqués au Moyen-Orient en raison de la guerre.
« Si le match est maintenu au Mexique, on va avoir des difficultés pour sortir de Bagdad », a dit le technicien australien, en particulier sur la chaîne d’informations CNN. « Environ 60% de mes joueurs sont en Irak, mes adjoints vivent en Irak, tout mon staff médical vit au Qatar, et nous avons aussi des difficultés à obtenir des visas pour le Mexique », at-il relevé.
L’Irak doit affronter le 31 mars à Monterrey (Mexique) le Surinam ou la Bolivie, en barrage intercontinental, et le vainqueur sera versé dans le groupe de la France au Mondial nord-américain.
En raison de la guerre au Moyen-Orient, l’espace aérien irakien est actuellement fermé jusqu’au 1er avril minimum.
Graham Arnold a ainsi suggéré que le match entre le Surinam et la Bolivie était bien lieu comme prévu le 26 mars à Monterrey, mais que l’Irak n’affronte le vainqueur que quelques jours avant le début du Mondial le 11 juin.
« Le vainqueur resterait sur place (pour disputer la Coupe du monde) et le perdant rentrerait chez lui », at-il dit.
Selon lui, un camp d’entraînement prévu aux Etats-Unis en amont de cette rencontre décisive du 31 mars a déjà dû être annulé.
Les dirigeants irakiens sont en « contact étroit » avec l’instance suprême du foot mondial et « il est évident que la Fifa doit rapidement prendre une décision, parce que ça serait un peu injuste dans ce contexte », a encore plaidé le coach australien.
« C’est au jour le jour, c’est stressant, et je passe beaucoup de nuits blanches à chercher les meilleures solutions », conclut Graham Arnold.
© Avec l’Agence France-Presse