Mondial 2026 : 104 matchs, 3 pays, 23 000 km… Le bilan carbone salé du supporter moyen

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Credit Photo : FIF

Imagine, tu veux juste voir tes Bleus au Mondial jusqu’en finale. Sauf qu’en 2026, “suivre son équipe” veut dire Mexico, Dallas, Atlanta, Miami, New York. En avion, 5 fois. Bienvenue dans le premier Mondial où le vrai adversaire, c’est l’empreinte carbone.

Le Mondial qui a pris du poids

Avant, c’était simple : 64 matchs, 1 pays, 12 stades. En 2026, on passe à 104 matchs, 3 pays, 16 villes. Du Canada au Mexique, en passant par 11 villes US. La FIFA appelle ça “United”. Mais certains internautes l’appelle “United Airlines”.

La CDM 2026 a démarré le 11 juin à Mexico et va rendre fin le 19 juillet au MetLife de New York. Entre les deux, tu as 39 jours pour traverser un continent.

Et la note, elle pique

Prenons un Français lambda. Groupes à Mexico, 8e à Dallas, quart à Atlanta, demi à Miami, finale à New York. Compte : 23 654 km. Sur le calculateur de l’OACI, ça fait 4,7 tonnes de CO2. Pour te donner une idée, c’est tout ton budget carbone de l’année si on veut rester sous 1,5°C selon l’Accord de Paris.

Un Togolais ou un Sénégalais ? Pire. 28 000 km, 5,6 tonnes. Même l’Américain de Chicago qui suit les USA partout se tape 11 000 km.

La FIFA le sait

Dans son rapport sur Qatar 2022, ils l’écrivent noir sur blanc : 86% des émissions, c’était l’avion des supporters. Là, on rajoute 40 équipes et 2 pays. Fais le calcul. Ils nous parlent de stades “verts” et de bus électriques. Très bien. Mais cela ne compense pas le Paris-LA. Personne n’a inventé le jet bio.

Au final

Le Mondial 2026 sera le plus ouvert de l’histoire. Géographiquement. Climatiquement, c’est l’inverse. La plupart des fans africains et européens n’auront pas le choix : écran + bière + fan zone. Le stade, c’est pour les autres.

Sources : FIFA villes/stades 2026, calendrier officiel, ICAO Carbon Calculator, FIFA Sustainability Report Qatar 2022.

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