L’ex président américain, Joe Biden est revenu avec émotion lors d’un discours sur la disparition de son fils aîné, Beau Biden, décédé en 2015 d’un glioblastome, un cancer du cerveau.
L’ancien président a affirmé que son fils « aurait dû être président, pas [lui] », soulignant la trajectoire et le courage de celui qui fut procureur général du Delaware avant de servir volontairement en Irak.
Le dirigeant, visiblement marqué, a également évoqué ses propres problèmes de santé. Diagnostiqué cette année d’un cancer de la prostate à un stade avancé, il a salué les progrès de la recherche médicale et les soignants qui l’ont accompagné durant ses traitements.
Biden a décrit le moment symbolique où les patients sonnent la cloche à la fin d’une série de soins, un geste qu’il a qualifié de « victoire personnelle et collective contre la maladie ».
Beau Biden, ancien officier de la Garde nationale et figure montante du Parti démocrate, avait été largement salué pour son intégrité et son sens du devoir.
Après avoir combattu en Irak, il avait poursuivi sa carrière politique avant d’être emporté par la maladie à l’âge de 46 ans.
Son père a rappelé que son exposition prolongée aux fumées toxiques des brûlages de déchets militaires, appelés “burn pits”, pourrait avoir contribué à sa maladie.
Joe Biden a profité de son allocution pour critiquer la politique de santé menée par Donald Trump, accusant son successeur de réduire les financements fédéraux destinés à la recherche et aux soins.
Il a rappelé que la lutte contre le cancer devait rester une priorité nationale et a mis en avant l’importance du soutien public à la recherche scientifique.
En évoquant à la fois la mémoire de son fils et son propre combat contre le cancer, Joe Biden a voulu rappeler que cette maladie touche toutes les familles, sans distinction.
Il a conclu son discours en appelant à renforcer les moyens de la recherche médicale, affirmant que chaque avancée scientifique représente un espoir concret pour les malades et leurs proches.