2.3 milliards de francs CFA ; voici ce que représente le défi auquel fait face un pays d’Afrique de l’Ouest et qui menace l’intégrité de son système financier.
En effet, la fraude bancaire, phénomène en pleine expansion, a causé des pertes estimées à 2,3 milliards de francs CFA (4 millions de dollars), selon les données de la Banque centrale du Ghana (BOG).
En 2023, le secteur bancaire ghanéen a enregistré près de 1000 cas de fraude, entraînant des pertes de 63 millions de cedis, soit une hausse alarmante de 21% par rapport à l’année précédente.
Le vol et la suppression d’espèces aux guichets se sont révélés être le mécanisme le plus coûteux, générant à lui seul 14 millions de cedis de pertes, un chiffre multiplié par 14 en un an.
La cyberfraude n’est pas en reste, avec des pertes s’élevant à 10,5 millions de cedis. Les fraudeurs diversifient leurs techniques, allant des retraits frauduleux à la contrefaçon de documents, en passant par la fraude par chèque et même les cambriolages physiques d’agences bancaires.
Plus inquiétant encore, la BOG révèle une implication croissante du personnel bancaire dans ces activités illicites.
Le nombre d’employés complices est passé de 188 en 2022 à 274 en 2023, soit une augmentation de 46%. Cette collusion interne fragilise considérablement les systèmes de sécurité mis en place par les institutions financières.
Face à cette situation préoccupante, la Banque centrale appelle à un renforcement urgent des contrôles internes au sein des établissements bancaires.
Elle souligne également l’importance d’une collaboration étroite avec les forces de l’ordre pour lutter efficacement contre ce fléau.
L’ampleur de cette fraude bancaire au Ghana soulève des questions cruciales sur la sécurité des systèmes financiers en Afrique. Elle met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue et d’une adaptation constante des mesures de sécurité face à l’ingéniosité croissante des fraudeurs.
Cette situation pourrait avoir des répercussions importantes sur l’économie ghanéenne, notamment en termes de confiance des investisseurs et de stabilité financière.
Elle souligne l’urgence pour les autorités et les institutions bancaires de mettre en place des stratégies robustes pour endiguer ce phénomène et préserver l’intégrité du système financier du pays.