Un vent de changement souffle sur les industries culturelles et créatives (ICC) marocaines. Le Maroc et l’Union Européenne (UE) ont joint leurs forces pour donner un coup d’accélérateur à ce secteur bouillonnant de potentiel ce 3 juin 2024.
Au cœur de cette initiative, un projet audacieux baptisé « ICC : Innovation et diversité, accélérateurs de développement ». 600 000 euros, c’est le montant que l’UE a mis sur la table pour soutenir la Fédération des Industries culturelles et créatives (FICC) dans cette aventure. Une première dans le cadre du Partenariat Maroc-UE.
Pendant 48 mois, la FICC va avoir les coudées franches pour booster l’émergence et le développement des ICC au Maroc. L’objectif ? Faire de ce secteur un véritable moteur de croissance économique et de création d’emplois. Mais attention, il ne s’agit pas juste de distribuer des subventions à tout-va. Non, l’ambition est bien plus grande.
Il est question de renforcer le plaidoyer de la FICC auprès des entreprises du secteur et des décideurs politiques. De pousser l’entrepreneuriat culturel. Et surtout, de muscler le cadre juridique des ICC, avec un focus particulier sur le statut de l’entreprise culturelle.
Patricia Llombart Cussac, l’ambassadrice de l’Union Européenne au Maroc, ne cache pas son enthousiasme. Pour elle, la culture est une évidence dans le partenariat Maroc-UE. Un vecteur de dialogue et de développement. Et ce projet avec la FICC, c’est exactement ce qu’il faut pour structurer le secteur, doper la croissance et créer des emplois décents pour les jeunes.
Du côté de la CGEM, Chakib Alj, le grand patron, ne dit pas autre chose. Les ICC, c’est un secteur clé pour l’emploi et la croissance au Maroc. Et la CGEM est bien décidée à lui accorder toute l’attention qu’il mérite. Parce que les enjeux, ils sont là : développer la société marocaine et répondre concrètement aux défis économiques.

