Mali : le pays veut emprunter 1450 milliards sur ce marché

Mali 1450 milliards

Crédits photo : Collage L-Frii Media (Pexels)

Le Mali a lancé son calendrier d’émission de titres publics pour l’année 2026 avec un objectif important : 1450 milliards en vue.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a présidé la cérémonie à Bamako. L’État compte mobiliser mille quatre cent cinquante milliards (1450 milliards) de francs CFA sur le marché financier régional de l’UEMOA.

La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique a organisé cette rencontre en présence de la directrice générale d’UMOA-Titres, Oulimata N’Diaye Diassé.

Le directeur national de la BCEAO pour le Mali, des représentants du secteur bancaire, des compagnies d’assurance et des investisseurs institutionnels ont assisté à la présentation. Bref, tout le monde financier malien était réuni au même endroit.

Selon Sahel Intelligence, le programme prévoit vingt-sept émissions réparties sur les quatre trimestres. Les autorités lèveront trois cent quarante milliards de francs CFA au premier trimestre, quatre cents milliards au deuxième, quatre cent trente milliards au troisième et deux cent quatre-vingts milliards au dernier trimestre. Le volume se compose de quatre cent quatre-vingts milliards en bons du Trésor et de neuf cent soixante-dix milliards en obligations assimilables du Trésor.

Le directeur national du Trésor

, Siaka Samaké, a défendu la soutenabilité de cette stratégie d’endettement. Le taux d’endettement public s’établit à quarante-deux virgule trois pour cent du produit intérieur brut à la fin de deux mille vingt-cinq. Ce niveau demeure largement inférieur au seuil communautaire fixé à soixante-dix pour cent. Le pays a mobilisé mille cent quatre-vingt-treize milliards de francs CFA en deux mille vingt-cinq à travers trente-quatre émissions.

L’Agence de Presse Africaine rapporte que les agences Moody’s et Bloomfield ont maintenu leurs notations du Mali en deux mille vingt-cinq avec des perspectives stables. Bloomfield a confirmé la note A3 à court terme et BBB à long terme.

Ces évaluations reflètent l’évolution des indicateurs macroéconomiques et la stratégie de mobilisation des ressources publiques. Enfin, le ministre Sanou a insisté sur ces notations lors de son allocution.

Les projections officielles tablent sur une croissance de six virgule trois pour cent en deux mille vingt-six et six virgule cinq pour cent à l’horizon deux mille vingt-huit. Le solde budgétaire devrait se situer à deux virgule quatre pour cent du PIB en deux mille vingt-six.

La directrice générale d’UMOA-Titres a exprimé une certaine prudence. Oulimata N’Diaye Diassé évalue les capacités de financement à environ mille cent quatre-vingts milliards de francs CFA. Ce montant reste inférieur à l’objectif gouvernemental.

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