Mali : Assimi Goïta dans la tourmente, la perte d’une localité stratégique secoue le régime

Mali : Assimi Goïta frappe un gros coup, un important convoi militaire a quitté...

Crédits photo : Présidence du Mali

Au Mali, la perte d’une localité stratégique a secoué le régime d’Assimi Goïta.

D’après les informations relayées par les médias locaux, » à 400 kilomètres au nord de Bamako, le village de Farabougou a été pris pour cible par le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, dans un climat déjà marqué par une recrudescence dramatique des violences djihadistes ».

Les sources locales ont confirmé le 28 août 2025 à l’Agence France-Presse que  seulement dix jours après avoir pris le contrôle du camp militaire, les combattants du GSIM se sont emparés de Farabougou.

Cette avancée a provoqué un choc immense, car ce village n’était pas anodin : dès 2020, la junte dirigée par Assimi Goïta avait fait de la levée du blocus djihadiste sur Farabougou l’un de ses premiers gestes forts. Aujourd’hui, cette perte est vécue comme un revers symbolique qui fragilise considérablement la crédibilité des autorités de transition.

Pourtant, malgré la gravité de l’attaque, l’armée malienne n’est pas intervenue pour reprendre le contrôle du village ni de la base militaire. Les autorités ont seulement reconnu l’assaut, sans fournir de bilan. Cette absence de réaction a semé un profond sentiment d’abandon parmi les populations locales. Beaucoup d’habitants ont fui dans la peur, avant que certains ne reviennent, contraints d’accepter la loi djihadiste.

« Le chef du village a signé avec les djihadistes », a confié un témoin à l’AFP. Désormais, la vie à Farabougou s’est transformée en une soumission quotidienne : impôt obligatoire au GSIM, interdiction de musique jugée profane, interdiction de fumer ou de boire de l’alcool, et obligation pour les femmes de sortir voilées.

Ce basculement tragique a une résonance particulière, car il illustre l’échec persistant de l’État malien à protéger ses citoyens face à la montée des groupes armés.

Il convient de rappeler que, depuis 2012, le Mali a vécu une spirale de violences entretenue par des organisations liées à Al-Qaida, à l’État islamique et à divers groupes criminels communautaires.

Dans ce contexte, la perte de Farabougou est apparue comme un nouveau coup porté à la stabilité nationale.

La perte de cette localité stratégique au Mali a mis en lumière la fragilité du régime d’Assimi Goïta.

Entre désespoir des populations et humiliation militaire, le régime a été ébranlé par un événement qui résonne bien au-delà de Farabougou.

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