L’un des narcotrafiquants français les plus recherchés, notamment Joël Soudron, a été interpellé au Panama et les démarches diplomatiques de demande d’extradition sont en cours, a indiqué ce 31 mars 2026 la procureure de Paris Laure Beccuau.
Ce Guadeloupéen de 46 ans était recherché dans le cadre d’un vaste trafic de cocaïne par conteneurs, dossier suivi par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris, précise la magistrate, confirmant le journal « Le Monde ».
Joël Soudron est soupçonné d’être derrière le trafic dévoilé le 18 novembre 2011, à la faveur d’un contrôle d’un conteneur au port du Havre en provenance de Guadeloupe, qui avait permis aux douaniers de saisir 231 kg de cocaïne.
Au cours d’une opération menée à Baie-Mahault (Guadeloupe) dans les locaux de l’entreprise de déménagement ayant organisé le transport, « 272 kg de cocaïne et 284’930 euros avaient été saisis et la gérante avait été interpellée », rapporte Mme Beccuau dans un communiqué.
La suite des investigations diligentées par l’OFAST (Office central anti-stupéfiants) avait « mis en évidence que de 20 à 30 convois de cocaïne avaient été réalisés depuis 2005, dont six en 2011 », poursuit la procureure de Paris.
Interpellation et évasion
Joël Soudron avait été interpellé une première fois au Mali en octobre 2016, dans le cadre «d’une autre procédure pour trafic de stupéfiants», pour laquelle «il a été condamné par le Tribunal correctionnel de Créteil (région parisienne) à la peine de six ans d’emprisonnement», déroule Mme Beccuau.
Et le 6 décembre 2018, il s’était évadé au cours d’une permission de sortie et avait quitté le territoire français. Pour le vaste trafic de drogue qui lui est imputé, son procès en correctionnelle est déjà fixé au 11 juin 2026 à Paris.
Par ordonnance du 3 septembre 2025, le magistrat instructeur a ordonné son renvoi devant le Tribunal correctionnel pour «importation et trafic de stupéfiants», «blanchiment», «détention d’arme de catégorie B», «contrebande de marchandise dangereuse pour la santé», «participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de dix ans».
Huit autres personnes seront également jugées dans ce dossier, ajoute encore la procureure de Paris.
Avec AFP