Le Nigéria, géant démographique et économique de l’Afrique de l’Ouest, entreprend une révolution silencieuse pour régler sa crise de logements.
Concrètement, avec une ambition sans précédent, le gouvernement fédéral vient de lancer un fonds massif de 1000 milliards de nairas, soit 654 millions de dollars, pour répondre à l’un des défis les plus criants du pays : le déficit chronique de logements.
La démarche s’articule autour d’un prêt contracté auprès de l’Association internationale de développement, branche de la Banque mondiale dédiée aux pays à revenus faibles.
Il s’agit d’un prêt de 40 ans assorti d’un taux d’intérêt remarquablement bas de 1%.
Le ministre des Finances, Wale Edun, a dévoilé les contours d’un projet qui dépasse la simple réponse immobilière.
Au-delà des logements, c’est un écosystème économique complet que le gouvernement entend dynamiser. Les fonds de pension, banques locales et compagnies d’assurances sont invités à contribuer à hauteur de 250 milliards de nairas, créant un effet de levier prometteur pour l’économie nationale.
Le défi est titanesque : combler un déficit estimé à 28 millions de logements. Un chiffre vertigineux qui illustre l’ampleur des besoins dans un pays en pleine croissance démographique.
L’objectif est triple : faciliter l’accès à la propriété, stimuler le secteur de la construction et réduire les inégalités socio-économiques.
Les prêts hypothécaires, proposés à des taux jusqu’alors inimaginables, vont permettre à des millions de Nigérians de franchir un pas décisif vers la propriété.
Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large de développement. Chaque logement construit, chaque prêt accordé, représente non seulement un toit, mais une opportunité d’émancipation économique.
Le secteur de la construction, dopé par cette initiative, pourrait générer des milliers d’emplois directs et indirects.
Sur cette question de logements, le Nigéria démontre ainsi sa capacité à transformer les défis structurels en opportunités de développement.