À la Puskás Aréna de Budapest, ce samedi 30 mai 2026, le Paris Saint-Germain (PSG) a conservé son titre européen et remporte une deuxième fois la Ligue des Champions. Les Parisiens ont battu Arsenal aux tirs au but, sur le score de 4-3, après un match nul (1-1) à l’issue du temps réglementaire et des prolongations. Une soirée sans éclat, mais qui consacre un club en train d’écrire sa propre histoire.
Arsenal avait pourtant ouvert la marche sans tarder. Dès la sixième minute, Kai Havertz profitait d’un ballon dévié pour tromper le gardien parisien Matvei Safonov d’une frappe puissante. L’Allemand devenait ainsi le troisième joueur à marquer en finale de Ligue des Champions sous deux couleurs différentes, après Cristiano Ronaldo et Mario Mandžukić. Les Gunners, bien en place, maintenaient cette avance pendant une heure de jeu. Leur pressing étouffait le trio offensif parisien, qui ne trouvait guère d’espace.
Mais le PSG, sans jamais céder à la panique, a fini par trouver la faille. À la 65e minute, après une faute de Cristhian Mosquera sur Khvicha Kvaratskhelia confirmée par le VAR, Ousmane Dembélé, Ballon d’Or en titre, transformait le penalty et remettait les deux équipes à égalité. Libérés, les Parisiens ont alors multiplié les occasions. Kvaratskhelia a trouvé le poteau. Bradley Barcola s’est heurté au gardien anglais David Raya. La prolongation n’a rien réglé. Les tirs au but devenaient inévitables.
Dans cet exercice, Paris excelle. Eberechi Eze et Gabriel Magalhães ont manqué le cadre pour Arsenal, offrant au PSG sa quatrième victoire consécutive aux tirs au but en compétition officielle cette saison. Safonov n’a pas eu à réaliser un seul arrêt.
Selon L’Équipe, le PSG entre dans le cercle fermé des clubs ayant remporté deux Ligues des Champions de suite. Seuls huit clubs avaient accompli cet exploit avant eux : le Real Madrid, Benfica, l’Inter Milan, l’Ajax Amsterdam, le Bayern Munich, Liverpool, Nottingham Forest et l’AC Milan.
La finale a aussi suscité des débats sur l’arbitrage de l’Allemand Daniel Siebert. Un geste de la main de Bukayo Saka dans sa propre surface, non sanctionné, a alimenté les frustrations parisiennes. Plus tard, Mosquera a échappé à l’expulsion malgré un tacle sans contrôle ayant entraîné le penalty. L’entraîneur d’Arsenal Mikel Arteta a lui aussi contesté une non-décision en prolongation, après une chute de Noni Madueke dans la surface adverse.
Paris, fidèle à son identité sous Luis Enrique, n’a jamais paniqué face à l’adversité. C’est peut-être là le signe le plus révélateur d’un club qui a changé de nature. Un an après Munich et cinq buts contre l’Inter Milan, Budapest aura été une autre leçon : celle de la résistance. Le PSG est désormais double champion d’Europe.
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