Face aux polémiques nées des derniers matchs de Ligue des Champions, Alexander Ceferin a pris la parole non pas pour défendre les arbitres, mais bien pour les attaquer.
L’arbitrage a fait grandement polémique en Ligue des Champions lors des derniers matchs. Le FC Barcelone a porté plainte à deux reprises, à l’aller et au retour, après ces confrontations face à l’Atlético de Madrid. Entre la main de Marc Pubill et les expulsions de Pau Cubarsi puis d’Eric Garcia, le club catalan a trouvé à y redire. Le Real Madrid n’a pas été en reste en concentrant beaucoup de critiques sur M. Slavko Vincic et ce second avertissement attribué à Camavinga, qui a précipité son élimination face au Bayern Munich. Les deux géants espagnols ne sont pas seuls puisque le président de l’UEFA en personne a avoué son incompréhension.
«Parfois, les supporters ne peuvent pas comprendre les interprétations différentes des règles d’un match à l’autre, et je les comprends, assure Alexander Ceferin lors de sa prise de parole à The Forum. Moi non plus je n’y comprends plus rien. Pour les mains par exemple, personne n’y comprend rien. Si c’est penalty ou pas, si c’est intentionnel ou pas… Comment le savoir, tu n’es pas un psychiatre!» Des propos qui peuvent surprendre de la part du patron de l’UEFA, qui travaille quotidiennement avec les arbitres affiliés aux compétitions de l’institution. Faut-il y avoir une manière de faire un geste en direction du Real et du Barça ?
Ceferin non plus n’y comprend rien
Longtemps, les deux clubs ont été les ennemis déclarés de l’UEFA. Ils ont assumé leur projet de Super League européenne jusqu’à l’entremise de Nasser Al-Khelaïfi, présent lui aussi lors de ce colloque organisé au Riyadh Air Metropolitano, pour assurer un processus de paix. «Ce que nous essayons d’expliquer aux arbitres, c’est que c’est l’arbitre sur le terrain qui décide, poursuit le dirigeant slovène ce jeudi. La VAR ne doit intervenir qu’en cas d’erreur claire et manifeste. Et les interventions doivent être courtes, pas comme certaines fois en Liga ou en Premier League, avec 10 ou 15 minutes d’arrêt pour vérifier une action.»
Du changement est attendu par les clubs mais aussi par les instances. Pour le président de l’UEFA, il faut s’en tenir au règlement, le «respecter le plus strictement possible», pour éviter les erreurs et le flou artistique que peuvent engendrer certaines situations litigieuses. D’après lui, tous les clubs subissent des erreurs mais aucun d’entre eux ne s’en est déjà plaint directement auprès de lui. Ceferin est en revanche conscient qu’une distance est en train de s’instaurer entre les différents acteurs du jeu, notamment avec les hommes au sifflet. Il est temps d’y remédier pour éviter de nouveaux propos comme ceux tenus par Raphinha la semaine dernière à l’encontre de Clément Turpin et «d’un match volé.»