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Libye : l’accord avec Chevron vise 2 millions de barils par jour

Par Cedric K.
L’accord de la Libye avec Chevron annonce le retour d’un groupe américain dans l’exploration du bassin de Syrte. Le 24 août, la Compagnie nationale de pétrole a signé ce contrat avec Chevron. Le bloc concerné se trouve a......

L’accord de la Libye avec Chevron annonce le retour d’un groupe américain dans l’exploration du bassin de Syrte. Le 24 août, la Compagnie nationale de pétrole a signé ce contrat avec Chevron. Le bloc concerné se trouve au centre du pays. Cette zone concentre une part des ressources libyennes.

Le texte prévoit une coopération pour explorer puis développer le bloc S4. Chevron avait remporté cette zone en février, durant un appel d’offres lancé par la NOC en 2025. La signature du contrat transforme donc une attribution en engagement opérationnel.

Les annonces ne donnent pas encore le montant des investissements. Elles ne précisent ni la durée du contrat ni la part de Chevron. Le calendrier des forages reste aussi inconnu. Ces données seront décisives pour mesurer la portée réelle du partenariat.

La NOC veut faire progresser la production nationale. Elle vise 2 millions de barils par jour en 2030, contre environ 1,5 million actuellement. L’objectif suppose la remise en activité de champs, la rénovation des équipements et de nouveaux travaux d’exploration.

La Libye possède près de 48 milliards de barils de réserves prouvées. Ce volume la place au premier rang africain pour les réserves de brut. Pourtant, le pays peine à convertir cette richesse en production régulière.

Le dernier appel d’offres illustre cette contradiction. Vingt blocs avaient été proposés aux compagnies étrangères. Cinq seulement ont trouvé preneur. Les groupes doivent encore composer avec les risques politiques et la sécurité des installations.

Depuis 2011, deux pouvoirs se disputent l’autorité nationale. Le gouvernement installé à Tripoli est reconnu par l’ONU. À l’est, une administration rivale s’appuie sur les forces du maréchal Khalifa Haftar. Les revenus du pétrole restent au centre de cette rivalité.

Cette division complique les décisions, les paiements et la protection des sites. Elle réduit aussi la visibilité des entreprises venues engager des capitaux sur plusieurs années. Pour Chevron, l’entrée en Libye représente donc une possibilité, mais aussi un risque de calendrier.

D’autres groupes reviennent pourtant dans le pays. Fin janvier, TotalEnergies et ConocoPhillips ont signé un accord de 25 ans. Leur projet prévoit plus de 20 milliards de dollars pour les champs de pétrole et de gaz.

Voir aussi : Drone éthiopien abattu au Soudan : le Nil Bleu sous tension

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