Les Emirats promettent 500 millions de dollars d’aide à ce pays

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Crédit Photo : Anadolu Ajansı

Les Emirats arabes unis se sont engagés le mardi 3 février 2026 à débourser 500 millions de dollars en aide humanitaire pour le Soudan ravagé par près de trois ans de guerre lors d’une conférence de pays donateurs où les Etats-Unis ont dit vouloir intensifier les efforts pour finaliser un plan de paix.

La ministre d’Etat émirati Lana Nusseibeh, dont le pays est accusé par le Soudan de soutenir les forces paramilitaires, a appelé à « une cessation immédiate des hostilités » lors de cette conférence à l’institut Donald Trump de la paix à Washington sous les auspices de l’émissaire spécial américain pour l’Afrique, Massad Boulos.

Les Etats-Unis ont, pour leur part, annoncé quelque 200 millions de dollars pour l’année fiscale 2026 afin d’alimenter le Fonds humanitaire pour le Soudan.

M. Boulos a indiqué que l’objectif global était de recueillir 1,5 milliard de dollars cette année, soit l’équivalent de ce qui a été débloqué l’année dernière.

Plusieurs pays dont l’Arabie saoudite ont fait part de leur intention de financer le fonds humanitaire sans évoquer publiquement de chiffres.

Les intervenants dont le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, ont décrit une situation humanitaire « horrifique » au Soudan, plusieurs régions souffrant de famine.

La guerre au Soudan, qui oppose les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) à l’armée soudanaise, a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

La conférence se tenait alors qu’une attaque de drones des paramilitaires a tué mardi huit civils, dont trois enfants, dans la ville soudanaise de Kadougli (sud), où l’armée avait annoncé plus tôt avoir mis fin au long siège de ces forces.

Les efforts internationaux pour une trêve sont jusque-là restés lettre morte.

Mais l’émissaire Massad Boulos a dit espérer au moins une trêve humanitaire avant le ramadan qui débute le 17 février.

Il a aussi affiché un « optimisme prudent » à propos de la finalisation d’un « texte » sur un plan de paix global, élaboré conjointement avec les Emirats, l’Egypte et l’Arabie saoudite, qu’il juge « acceptable » par les deux parties belligérantes.

Il a fait part de sa volonté, si les parties acceptent le texte, de le soumettre au Conseil de sécurité de l’ONU puis devant le « Conseil de paix » que préside Donald Trump.

Ce plan comprendrait cinq piliers, a-t-il dit: une trêve humanitaire, la protection et le retour des civils, un cessez-le-feu permanent, une transition politique et la reconstruction du Soudan.

« Nous aurions espéré parvenir à la paix plus tôt. Nous avons redoublé d’efforts, mais nous n’avons pas encore vraiment obtenu de résultats significatifs en termes de trêve humanitaire », a-t-il concédé.

© AFP

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