En Conseil des ministres ce mercredi 25 février, le gouvernement du Togo a autorisé la création d’un comité pour récupérer plus de huit mille (8 000) biens culturels exposés dans des musées étrangers.
La décision du Togo intervient peu après la restitution du « tambour parleur » à la Côte d’Ivoire par la France, 110 ans après son départ.
D’autres pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Ghana ou le Bénin, se sont aussi déjà vu restituer (ou : ont déjà obtenu la restitution de) une partie de leurs biens culturels.
Le gouvernement togolais a estimé en Conseil des ministres que « la question de la restitution des biens culturels africains constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la préservation de notre mémoire collective et la valorisation de notre patrimoine. Elle s’inscrit dans une dynamique internationale qui reconnaît la nécessité de rendre aux peuples africains les objets et archives qui témoignent de leur histoire et de leur identité ».
Toujours selon le communiqué, « les recherches menées indiquent que plus de huit mille (8 000) objets — composés d’artéfacts (objets d’art, culturels et religieux), d’archives (documentaires, sonores, photographiques, cinématographiques) ainsi que de restes humains et animaux — sont conservés dans plusieurs musées étrangers ».
Ainsi, le conseil des ministres a autorisé la création d’un comité national pour la restitution des biens culturels. Sa mission sera de coordonner et d’encadrer le processus de restitution.
Source : Présidence du Conseil
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