Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a dit avoir évoqué ce mardi 10 février 2026, avec son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’un appel téléphonique, le « rapatriement des Sud-Africains combattant aux côtés des forces russes en Ukraine« .
Pretoria a annoncé en novembre avoir reçu des appels à l’aide de 17 Sud-Africains qui disent avoir été dupés et envoyés sur le front ukrainien, comme des centaines au moins d’hommes du continent.
Les deux chefs d’Etat « ont promis de soutenir le processus de rapatriement des Sud-Africains combattant aux côtés des forces russes en Ukraine », indique un communiqué de la présidence sud-africaine. « Des équipes des deux parties vont poursuivre leurs efforts pour finaliser ce processus », ajoute-t-il.
Ces recrutements sont loin de se limiter à l’Afrique du Sud. Quatre Kényans rentrés de Russie ont raconté lundi dans une enquête de l’AFP la tromperie les ayant conduits à se battre contre l’Ukraine contre leur gré.
Les autorités kényanes estimaient en décembre le nombre de ces enrôlés de force à environ 200, dont 23 avaient pu être rapatriés. Un nombre très vraisemblablement sous-évalué, selon les quatre revenants interrogés par l’AFP.
Kiev disait en novembre avoir identifié au moins 1.436 citoyens de 36 pays africains dans les rangs russes.
« Les Africains sont dupés pour aller se battre, puis ils sont traités comme si leur vie ou leur mort n’avaient aucune importance », avait accusé l’ambassadeur ukrainien à Pretoria Oleksandre Chtcherba auprès de l’AFP.
« C’est une guerre coloniale, et voir des Africains se battre dans une guerre coloniale contre un pays libre est particulièrement insensé », avait-il estimé.
Accusé d’avoir participé à leur recrutement par des familles d’enrôlés, la fille de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma, Duduzile Zuma-Sambudla, a démissionné du parlement sud-africain.
clv/hba