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Le nouveau projet de loi portant Code du travail du Burkina Faso limite le nombre de renouvellement du CDD à 2.
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En cas de licenciement, les dommages et intérêts seront calculés sur la base de 24 mois de salaire au lieu de 18.
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Les travailleurs temporaires devront percevoir la même rémunération que les permanents à qualification et poste équivalents.
Au Burkina Faso, le conseil des ministres a adopté ce jeudi 27 novembre 2025 un projet de loi portant Code de travail qui apporte des modifications interessantes pour les employés.
Les grandes innovations du projet de loi portant Code de travail au Burkina Faso
Le Service d’Information du Gouvernement du Burkina Faso a donné des détails sur Facebook. Selon le Ministre Mathias TRAORÉ, ce projet de loi contient plusieurs innovations, dont l’encadrement de l’exercice des activités de placement et du travail temporaire.
« Désormais à qualification équivalente, le travailleur temporaire et le travailleur de l’entreprise utilisatrice occupant le même emploi auront la même rémunération.
Toute personne ayant des intérêts directs ou indirects avec une entreprise utilisatrice ne peut conclure un contrat de mise à disposition de personnel », souligne le Ministre chargé de la Fonction publique.
Une autre innovation du projet de Code du travail porte sur le contrat à durée déterminée (CDD). Il stipule que le CDD ne peut être renouvelé plus de deux fois.
Il encadre, par ailleurs, l’embauche des travailleurs non-nationaux non-résidents. « Désormais, l’employeur des travailleurs non-nationaux non-résidents doit disposer d’une autorisation préalable d’un service public d’emploi et le travailleur non-national non-résident doit disposer d’un permis de travail », souligne M. TRAORÉ.
Avec ce projet de Code de travail, désormais le calcul des dommages et intérêts, en cas de licenciement, se fait sur la base de 24 mois et non 18 pour l’ensemble des travailleurs, qu’ils soient protégés ou non.
On note également comme innovation dans le projet de Code du travail, le relèvement du seuil pour faire appel après un jugement, de 200 000 FCFA à 1 million de francs.
« Désormais, le Conseil arbitral dispose d’un délai de trois mois pour rendre sa décision et la sentence arbitrale entre en vigueur si elle n’a pas fait l’objet de pourvoi en cassation », soutient le Ministre chargé du Travail.