Dans ce secteur vital pour l’économie, le Maroc est le 1er importateur africain.
Le Maroc s’impose comme acteur central du marché africain des nitrates (hors potassium), avec 25 000 tonnes importées en 2024 et une progression annuelle moyenne de près de 30 % depuis 2013, selon un rapport d’IndexBox.
Alors que la consommation africaine de nitrates a reculé de -7,7 % en 2024, pour atteindre 169 000 tonnes, le Maroc tire son épingle du jeu. Le Royaume occupe la deuxième place continentale en termes de consommation (25 000 tonnes), juste derrière l’Égypte (28 000 tonnes) et devant l’Algérie (18 000 tonnes).
L’étude note surtout la dynamique exceptionnelle du Maroc, qui enregistre la plus forte hausse du continent, avec un taux annuel moyen de +29,7 % depuis 2013.
En valeur, le Royaume se classe parmi les trois premiers marchés africains, avec 12 millions de dollars en 2024, derrière le Mozambique (16 millions) et devant le Nigéria (9,7 millions). Là encore, le Maroc affiche la croissance la plus soutenue, avec +26,2 % par an sur la période 2013-2024.
Le pays domine aussi la consommation par habitant : avec 637 kg pour 1 000 personnes, il devance nettement le Mozambique (426 kg) et Madagascar (412 kg). Cette performance illustre la montée en puissance d’une demande agricole marocaine en phase avec les ambitions du Royaume en matière de modernisation et de productivité agricole.
Sur le plan des importations, le Maroc représente à lui seul 38 % des volumes africains (25 000 tonnes sur 65 000), confirmant sa position de premier importateur.
Son avantage compétitif réside également dans des prix d’achat parmi les plus bas du continent : 365 dollars la tonne, contre une moyenne africaine de 806 dollars. Cette compétitivité lui permet de sécuriser ses approvisionnements tout en soutenant la filière agricole nationale.
Ces chiffres témoignent du rôle croissant du Maroc dans le marché africain des intrants stratégiques. Alors que la demande mondiale de nitrates devrait croître de +1,3 % par an en volume et +2,1 % en valeur d’ici 2035, le Royaume se positionne comme un acteur clé de l’agriculture durable et performante, renforçant son statut de hub agroalimentaire régional.