Le gouvernement allemand a adopté mercredi 18 mars 2026 un plan stratégique pour devenir d’ici 2030 « l’un des sites les plus attractifs pour les centres de données », indispensables dans la course à l’intelligence artificielle (IA), où l’Europe est largement distancée par les Etats-Unis et la Chine.
« D’ici 2030, nous voulons au minimum doubler nos capacités de centres de données et quadrupler les capacités consacrées à l’IA et au calcul intensif », a déclaré Karsten Wildberger, ministre fédéral du Numérique, dans un communiqué.
Ces usages du numérique fournissent aux entreprises d’importantes capacités de calcul et de stockage, indispensables pour le développement de l’IA et son application concrète dans l’économie.
« Chaque nouveau centre de données en Allemagne renforce notre souveraineté numérique et notre compétitivité », a souligné M. Wildberger.
Mais pour l’heure, faute de géants nationaux, l’Allemagne dépend largement de la tech américaine.
Cela se reflète dans les annonces récentes de construction de centres de données en Allemagne, impulsés par le mastodonte Google ou le spécialiste des microprocesseurs Nvidia.
Avec plus de 2.000 installations et une puissance de 3 gigawatts, l’Allemagne est « leader » en Europe en matière de capacités de calcul, selon le ministère du Numérique.
Mais les États-Unis en bâtissent chaque année davantage que ce que l’Allemagne possède au total, affirme la fédération allemande des entreprises du secteur numérique Bitkom.
La feuille de route présentée mercredi « est un signal important, mais ce n’est pas un grand coup », a tempéré le président de cette fédération, Ralf Wintergerst.
Dans le détail, le gouvernement va adopter 28 mesures dans trois champs d’actions : approvisionner ces infrastructures en énergie verte et abordable, accélérer les procédures d’autorisation et de construction, réduire la dépendance technologique à l’égard des Etats-Unis.
Ces mesures doivent être lancées dans les 12 prochains mois, selon le communiqué.
Avec AFP
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