Le ministre sud-africain des Finances a assuré le mercredi 25 février 2026, lors de la présentation du budget 2026-2027, que la dette du pays allait se stabiliser pour la première fois depuis près de deux décennies, alors que l’économie montre des signes de reprise.
Le gouvernement prévoit de dépenser 2.670 milliards de rands (142 milliards d’euros) au cours de l’exercice 2026-2027, y compris un effort budgétaire pour lutter contre la criminalité, à la suite de la décision du président Cyril Ramaphosa de déployer l’armée dans les zones sensibles, a indiqué le ministre Enoch Godongwana.
« Pour la première fois en 17 ans, la dette va se stabiliser et elle continuera de diminuer dans les années à venir », a déclaré M. Godongwana devant le Parlement lors de la présentation du budget.
L’économie du pays le plus industrialisé d’Afrique est entravée depuis des années par une dette élevée qui a atteint un niveau record de près de 80% du PIB en septembre 2025.
Elle devrait reculer à 77,3% en 2026-2027 pour atteindre 76,5% l’année suivante, a indiqué M. Godongwana.
Pour la première fois en près de 20 ans, l’Afrique du Sud a obtenu en novembre une amélioration de la note de sa dette par S&P, l’une des trois principales agences de notation financière, qui citait alors des « réformes dans l’électricité et d’autres secteurs soutenant la croissance » pour expliquer sa décision.
Elle avait également été retirée un mois plus tôt de la « liste grise » des pays soumis à une surveillance accrue par le Groupe d’action financière (Gafi) qui lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
« Ce sont les signes d’une crédibilité restaurée, d’une résilience retrouvée et d’une nation qui reprend pied », s’est félicité le ministre, prévoyant une croissance de 1,6% en 2026.
Le ministre a indiqué que le gouvernement allait augmenter les dépenses de sécurité, une priorité alors que les autorités tentent de juguler une criminalité très élevée, avec plus de 60 homicides par jour.
Les dépenses consacrées à la paix et à la sécurité doivent atteindre 15 milliards de dollars par an d’ici d’ici 2028, a précisé M. Godongwana, en partie pour financer le déploiement d’unités de l’armée aux côtés de la police dans les zones les plus touchées par la criminalité de gangs.
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