L’Afrique du Sud accepte Brent Bozell, l’ambassadeur américain critique de Pretoria

Crédit photo : Ministère des Affaires étrangères d'Afrique du Sud

L’Afrique du Sud a reçu lundi 23 février 2026 les lettres de créance du nouvel ambassadeur américain et critique de Pretoria, Brent Bozell, selon un communiqué du ministère sud-africain des Affaires étrangères, après des mois de tension entre les deux pays.

« Nous l’avons accepté, oui », a précisé à l’AFP une source au ministère à propos de l’ambassadeur. Ce dernier doit ensuite présenter formellement ses lettres de créances au président sud-africain Cyril Ramaphosa lors d’une cérémonie en avril.

L’annonce de l’expulsion du plus haut diplomate israélien d’Afrique du Sud fin janvier, qui s’ajoutait à des critiques continues de l’Afrique du Sud de la part de Washington depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, laissait planer une incertitude sur ce qui constitue d’ordinaire une formalité.

L’administration Trump avait elle-même expulsé en mars l’ambassadeur sud-africain aux Etats-Unis, Ebrahim Rasool, qui n’a toujours pas été remplacé.

Depuis un an, Pretoria cristallise les critiques de Washington qui lui reproche une prétendue persécution des fermiers blancs ainsi que sa plainte pour génocide visant Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour la guerre à Gaza.

La visite du président sud-africain à la Maison Blanche en mai avait donné lieu à une scène ayant stupéfait Cyril Ramaphosa: Donald Trump avait présenté des photos ou vidéos, pour la plupart trompeuses ou complètement fausses, qui étaient supposées appuyer ses accusations.

« Il se réjouit de prendre ses fonctions et de promouvoir la politique étrangère +America First+ », a commenté auprès de l’AFP un porte-parole du département d’Etat américain à propos de Brent Bozell, 70 ans.

Lors de son audition par une commission du Sénat en octobre, ce conservateur avait promis de présenter ses « objections à la dérive géostratégique » de l’Afrique du Sud, en mentionnant les rapports de ce pays avec la Russie, la Chine et l’Iran, trois adversaires de Washington avec lesquels Pretoria a mené des exercices navals en janvier.

En plus de l’abandon de la plainte contre Israël, il avait dit qu’il pousserait pour une révision d’une loi sud-africaine de politique intérieure, permettant sous certaines conditions, l’expropriation de terres.

Avec AFP

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