Le gouvernement britannique a indiqué ce 6 février 2026 que la République démocratique du Congo (RDC), sous le coup de restrictions de visas pour ses ressortissants, avait accepté que Londres puisse lui renvoyer les migrants en situation irrégulière, troisième pays africain à accepter une telle coopération.
Londres avait annoncé en décembre imposer des restrictions sur les visas pour les ressortissants de RDC et menaçait de ne plus en délivrer du tout, au motif que ce pays ne coopérait pas suffisamment sur le retour de migrants que le Royaume-Uni voulait expulser. Dans la foulée de cette annonce, Kinshasa avait annoncé l’ouverture de discussions avec Londres.
L’Angola et la Namibie, également menacés de restrictions sur les visas, avaient, eux, accepté en décembre de coopérer avec Londres sur le sujet.
« Le ministre de l’Intérieur a désormais obtenu la coopération de la République démocratique du Congo (RDC)« , s’est félicité le gouvernement britannique dans un communiqué ce 6 février 2026.
« Mon message est clair: si les gouvernements étrangers refusent d’accepter le retour de leurs citoyens, ils en subiront les conséquences« , a déclaré la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, citée dans ce communiqué.
Au total, « plus de 3.000 migrants illégaux originaires de Namibie, de RDC et d’Angola pourraient être expulsés » grâce à ces accords de coopération, ajoute le ministère.
Les demandeurs d’asile au Royaume-Uni sont principalement des Pakistanais, puis des Afghans, des Iraniens et des Erythréens, selon des chiffres gouvernementaux publiés en août dernier.
Les menaces de sanctions en matière de visas à l’encontre des pays d’origine font partie d’un ensemble de mesures annoncées en novembre par Mme Mahmood visant à durcir les règles britanniques en matière d’asile.
Parmi elles, la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr » ou la suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile.
Le gouvernement travailliste de Keir Starmer a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière une priorité, sous la pression notamment de la montée du parti anti-immigration Reform UK, en tête des sondages.
Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024, près de 58.500 personnes ont été expulsées du Royaume-Uni, selon le communiqué.