Fausses plateformes d’investissement, hameçonnage par SMS, les arnaques aux sentiments…: les escroqueries en ligne se multiplient, selon Interpol qui recense, dans un rapport publié ce 16 mars 2026, une hausse de plus de 50% sur un an des alertes échangés à ce sujet entre ses membres.
Depuis 2024, Interpol a soutenu ses membres « dans plus de 1.500 affaires de fraude financière pour un montant total de 1,1 milliard de dollars d’actifs déclarés perdus« , relève l’organisation internationale de coopération policière, dont le siège est à Lyon.
Sur la même période, les « notices » et « diffusions » des documents transmis par Interpol ou ses membres pour avertir des services de police et de justice d’autres pays de menaces potentielles ont augmenté de 54%, ajoute-t-elle dans ce rapport.
L’Organisation internationale de police criminelle estime que la fraude financière en ligne fait désormais partie des cinq menaces criminelles mondiales les plus importantes, avec le trafic de drogues et le blanchiment d’argent.
Le rapport détaille neuf types de cyberfraudes dopés par le développement de l’intelligence artificielle (IA) et les piratages massifs de données personnelles en ligne.
« La prolifération des outils basés sur l’IA (…) a abaissé les barrières à l’entrée, permettant un accès généralisé à des capacités de fraudes sophistiquées » et favorisé la construction « de scénarios de fraude extrêmement convaincants » grâce à la création de « deepfakes » par exemple.
En conséquence, Interpol note une « expansion géographique » des centres d’arnaques.
Si ces centres, qui emploient de gré ou de force des petites mains pour orchestrer des escroqueries, se concentraient initialement en Asie du Sud-Est, de nouvelles structures essaiment au Moyen-Orient, en Amérique centrale et en Afrique de l’Ouest.
Entre le 8 décembre et le 30 janvier, les polices de 16 pays d’Afrique ont arrêté 651 cybercriminels soupçonnés d’appartenir à des réseaux ayant extorqué près de 38 millions d’euros à des centaines de victimes, avait annoncé Interpol en février.
Avec AFP