Dans un contexte d’année électorale, la Côte d’Ivoire accélère ses interventions sur les marchés : au deuxième trimestre 2025, elle prévoit de lever encore plus de 1 100 milliards de FCFA par adjudication sur le marché régional.
Cette stratégie intervient alors que la Côte d’Ivoire doit faire face à des remboursements estimés à 5 635 milliards FCFA (environ 9,2 milliards de dollars) sur l’ensemble de l’année, dont plus de 2 000 milliards de FCFA pour les seuls emprunts obligataires et bons du Trésor sur le marché domestique.
Cette émission survient aussi dans un environnement de notation relativement stable. Fitch a confirmé récemment la note du pays en monnaie locale avec perspective stable.
Classée en catégorie 5 sur l’échelle OCDE des risques pays, la Côte d’Ivoire reste considérée comme un emprunteur à risque modéré, ce qui permet à certains investisseurs institutionnels de bénéficier de conditions réglementaires favorables dans le cadre des financements export.
Le 25 mars 2025, Abidjan avait déjà levé 1,75 milliard de dollars sur les marchés internationaux, accompagnés d’un refinancement de 700 millions USD.
Il convient de souligner que depuis le début de l’année, la Côte d’Ivoire a levé plus de 1 500 milliards de FCFA sur le marché régional, soit plus de la moitié des émissions souveraines enregistrées au sein de l’UEMOA.
Le pays a également procédé au rééchelonnement d’une partie de sa dette, en remplaçant des titres arrivant à échéance en 2025 par de nouvelles obligations à maturité de 6 et 7 ans, pour un montant total de 450 milliards de FCFA.
En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire et le Bénin se sont déjà illustrés à de nombreuses reprises en 2025 sur le marché financier.