Le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a appelé son homologue canadienne à faire « redémarrer » la coopération entre leurs deux pays lors d’une rencontre ce samedi 14 février 2026 en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité.
Le diplomate chinois, qui a rencontré une flopée de dirigeants occidentaux durant l’événement, cherche à présenter Pékin comme un partenaire fiable face à des Etats-Unis de plus en plus imprévisibles depuis le retour du président Donald Trump.
En janvier, le Premier ministre canadien Mark Carney s’est rendu en Chine, où il a notamment signé un accord commercial préliminaire, lors d’une visite saluée comme un nouveau commencement après des années de brouille.
M. Yi a employé des termes similaires samedi avec Anita Anand, selon un compte rendu de son ministère.
« La Chine a la volonté de travailler avec le Canada pour éliminer les interférences, faire redémarrer les échanges et la coopération dans divers secteurs », a-t-il dit à la ministre canadienne sans donner davantage de précisions.
Le diplomate a également qualifié la visite de M. Carney de « productive » et appelé à bâtir un « nouveau type de partenariat stratégique ».
Il n’a pas fait mention des Etats-Unis, qui menacent le Canada d’une tempête douanière avec des surtaxes de 100% si Ottawa et Pékin finalisent leur accord commercial, Washington craignant un déferlement de produits chinois.
La détente diplomatique sino-canadienne a semblé se poursuivre début février avec l’annulation par Pékin de la condamnation à mort d’un Canadien dans une affaire de drogue.
Les relations bilatérales étaient notamment empoisonnées par l’arrestation en 2018 à Vancouver de la directrice financière du groupe chinois Huawei, Meng Wanzhou.
Pékin avait ensuite arrêté deux Canadiens pour espionnage, dans ce qu’Ottawa avait dénoncé comme étant des représailles.