« La CAF avantage trop les… » : le tacle de l’entraîneur du Bénin sur la CAN 2025

"La CAF avantage trop les..." : le tacle de l'entraîneur du Bénin sur la CAN 2025

05/01/2026

L’entraîneur des Guépards du Bénin, Gernot Rohr, participe au Maroc à sa quatrième CAN. Sous sa houlette, le Bénin a validé une qualification historique pour les huitièmes de finale. Après la RD Congo et le Sénégal en phase de groupes, les Guépards feront face à l’Égypte lundi. Un autre géant du continent que l’entraîneur estime avantagé par l’organisation.

« Tout est fait pour permettre aux grands pays africains de se qualifier », juge Gernot Rohr.

Des déclarations qui arrivent alors que la phase de groupes de la CAN 2025 s’est terminée sans la moindre surprise : toutes les équipes qui étaient dans le chapeau 1 au tirage au sort ont terminé à la première place de leur groupe, celles du 2e chapeau étaient leurs dauphines… Aucun cador ne s’est fait surprendre.

Une logistique qui avantage les grosses équipes

Un manque de suspense que Gernot Rohr explique par l’organisation de la CAF et du Maroc sur cette édition : « Les grandes nations peuvent rester jouer dans le même stade, dans la même ville, alors que nous, les petits pays, on doit se déplacer pour aller chez eux », rappelle Gernot Rohr. Après avoir joué dans deux stades différents de Rabat puis à Tanger en phase de poules, le Bénin affronte l’Égypte à Agadir, lundi 5 janvier. « Avant le match, nous n’avons même pas le droit de reconnaître la pelouse sur laquelle ils auront déjà joué plusieurs matchs ! C’est un peu exagéré. »

Autre source de mécontentement pour le vieux routier du continent africain, passé notamment par les bancs de l’ES Sahel, du Gabon, du Niger, du Burkina Faso et du Nigeria : la programmation des matchs et des obligations médiatiques.

« Les ‘grands’ jouent le soir et les ‘petits’ jouent l’après-midi. » Gernot Rohr précise que ces horaires, avec la chaleur, rendent la préparation physique et la gestion de l’intensité des matchs particulièrement complexes pour ses joueurs.

« On comprend les intérêts commerciaux. On comprend l’intérêt des médias mais là, on nous impose aussi des horaires d’entraînements ouverts aux journalistes et il faut faire avec », pointe le sélectionneur. « On comprend que le football doive se développer et se procurer des recettes supplémentaires mais il ne faut pas oublier l’aspect sportif. C’est quand même pour nous le premier des critères. »

Autant de détails mis bout à bout qui peuvent déstabiliser la préparation des équipes dont la routine de vie et d’entraînement sont perturbées par ces changements de lieux et d’horaires incessants.

Un arbitrage faible avec les forts, fort avec les faibles ?

L’autre grief majeur du sélectionneur concerne l’arbitrage. Alors que l’édition précédente de la Coupe d’Afrique en Côte d’Ivoire a été saluée pour la qualité d’arbitrage et l’assistance vidéo, Gernot Rohr qualifie la situation actuelle de « catastrophique ».

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