Justice dans la CEDEAO : excellente nouvelle pour les citoyens ; l’organisation met en place…

La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) organise une vaste opération de rapprochement avec les populations.

Du 10 au 16 novembre 2025, une délégation conduite par le juge Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves déploie à Monrovia une série d’activités visant à rendre l’institution judiciaire communautaire plus accessible aux citoyens.

Ce programme comprend des séances interactives, des forums et des consultations juridiques gratuites. L’objectif demeure simple : expliquer aux Ouest-Africains comment saisir cette juridiction et quels droits elle protège. Les magistrats, avocats, étudiants et organisations de la société civile pourront échanger directement avec les juges de la Cour.

Justice de la CEDEAO : des permanences ouvertes au public

Les 14 et 15 novembre 2025, une clinique juridique s’installera au complexe ministériel de Monrovia. N’importe quel citoyen pourra y obtenir des conseils sur l’accès à la justice communautaire.

Ces permanences gratuites représentent une première pour une institution souvent perçue comme lointaine. Bref, les populations découvriront concrètement ce que cette Cour peut faire pour elles.

Au-delà des consultations, la délégation rencontrera le président Joseph Nyuma Boakai et les autorités nationales.

Un dialogue judiciaire entre magistrats libériens et juges communautaires permettra d’harmoniser les pratiques. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du 50e anniversaire de la CEDEAO, célébré en 2025 sous le thème « Une CEDEAO des peuples : 50 ans d’intégration, 50 ans d’espoir ».

Une juridiction méconnue mais efficace

Créée en 1991, la Cour de justice de la CEDEAO est devenue opérationnelle en 2001. Son mandat ? Protéger les droits humains et interpréter les traités communautaires.

Depuis 2005, elle peut être saisie directement par les citoyens pour violations des droits fondamentaux, sans obligation d’épuiser d’abord les recours nationaux.

Selon l’Agence ivoirienne de presse, ce programme vise à « accroître la visibilité de la Cour, en mettant l’accent sur sa jurisprudence et sur son impact concret sur la vie des citoyens ».

Plus de 85% des affaires traitées concernent des violations des droits de l’homme. La juridiction a notamment condamné des États pour esclavage, détentions arbitraires et atteintes aux libertés fondamentales.

Cette tournée au Liberia reflète la volonté de transformer une institution perçue comme élitiste en un recours véritablement populaire.

Les quinze États membres de la CEDEAO – du Bénin au Togo en passant par le Nigeria – peuvent voir leurs actes contestés devant cette Cour. Ses décisions sont définitives et immédiatement exécutoires.

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