Le journaliste André Silver Konan a réagi à l’interpellation de Jean-François Kouassi, alors que l’affaire continue de susciter de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, le journaliste.
Il a exprimé son mécontentement face à ce qu’il décrit comme un manque de soutien concret de la part des sympathisants de l’activiste politique.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, André Silver Konan s’est notamment étonné du décalage entre l’engouement numérique autour de Jean-François Kouassi et la faible mobilisation physique constatée après son interpellation.
Selon lui, alors que la publication de l’activiste a recueilli des dizaines de milliers de mentions “j’aime”, seules quelques personnes se seraient déplacées pour lui apporter un soutien direct au commissariat du Plateau.
Le journaliste a également rappelé, dans sa réaction, les responsabilités liées à la parole publique, soulignant l’importance de ne pas affirmer des faits qui ne peuvent être prouvés.
Il a insisté sur le rôle de l’entourage et des soutiens, appelant à la prudence face aux pressions exercées sur certaines figures publiques pour tenir des discours sans éléments vérifiables.
Dans son message, André Silver Konan évoque aussi sa propre expérience personnelle, faisant référence à son incarcération en 2007 aux côtés de son directeur d’alors, Denis Kah Zion.
Il explique avoir alors constaté un phénomène similaire, marqué par l’absence de nombreux soutiens qui, auparavant, manifestaient leur encouragement à distance.
Voici l’intégralité de la réaction d’André Silver Konan :
« 40 000 Likes sous sa publication, pas plus de 4 personnes pour le soutenir au commissariat du Plateau. Je le dis constamment : la parole publique engage beaucoup de responsabilités.
Affirmer ce qu’on peut prouver. Quand vous ne pouvez pas prouver, n’écoutez pas ceux qui veulent vous pousser à affirmer. S’ils vous mettent la pression, dites-leur simplement que personne ne les empêche à affirmer ce qu’ils (elles) souhaitent que vous affirmiez.
De nombreux Ivoiriens aiment ceux qui mènent leurs combats par procuration mais ne sont pas disposés à soutenir ceux qui mènent ces combats quand ils ont des soucis. Moi, je l’ai compris depuis 2007 quand j’ai été jeté en prison avec mon directeur d’alors, Denis Kah Zion.
Entre quatre murs, on ne voit pas et on n’entend pas beaucoup ceux qui applaudissaient et encourageaient. Les mêmes qui likaient font désormais ce commentaire : on savait, tu es allé trop loin, etc.
Bon courage à Jean-François Kouassi. J’implore clémence pour lui ».
Cette prise de position d’André Silver Konan intervient alors que la situation de Jean-François Kouassi continue d’être suivie sur les réseaux sociaux, en l’absence, jusqu’à présent, de communication officielle détaillée des autorités sur les suites de son interpellation.