Les propos de Jean-François Kouassi ont rapidement séduit les internautes lors de son procès tenu ce lundi 26 janvier 2026 au Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.
Les vidéos et publications de l’audience ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont suivi ses interventions en direct.
Devant les juges, Jean-François Kouassi a déclaré :
« Si la ministre estime avoir été heurtée par mes propos, cela n’a jamais été volontaire. Toutefois, demander pardon pour satisfaire certains, au prix de la négation d’une situation connue de tous, ne sera pas possible.
En tant que citoyens, il est de notre devoir d’interpeller nos autorités face à certaines situations, de protéger nos concitoyens et de défendre des valeurs.
Si pour cela je dois en payer le prix, qu’il en soit ainsi. On peut me qualifier de tous les noms, mais c’est pour tout le monde que je me bats également ».
Le procureur l’a interrogé sur la nécessité que la ministre soit entendue au sujet d’un concours public. Jean-François Kouassi a répondu :
« Elle est à la tête d’un service public, ce n’est pas sa propriété privée. Donc elle doit rendre compte lorsqu’il y a des histoires. Tout doit être clair pour ne pas qu’on assiste à du clientélisme et après on nous sorte des histoires de “Un opposant ne donne pas de l’emploi” ».
Avant son arrestation, Jean-François Kouassi avait publié plusieurs messages et vidéos sur les réseaux sociaux, critiquant des responsables et évoquant des situations administratives liées à des concours publics.
Ces publications ont conduit à son interpellation et à son placement sous mandat de dépôt le 12 janvier 2026.
Au terme de l’audience, le tribunal a rendu son verdict. Selon Abdul Delassource Kone, Jean-François Kouassi a été condamné à 15 jours d’emprisonnement ferme, 8 mois avec sursis et au paiement d’une amende de 500 000 FCFA. Le tribunal a ainsi combiné une peine immédiate, une peine avec sursis et une sanction financière.
L’affaire de Jean-François Kouassi reste au centre de l’attention du public ivoirien. Ses déclarations, largement partagées sur les réseaux sociaux, ont marqué l’audience et fait réagir de nombreux internautes, tandis que la décision du tribunal clôt cette étape judiciaire.