« Je n’ai pas commis d’acte de corruption, ni de près ni de loin », clame Nicolas Sarkozy

France : Nicolas Sarkozy jugé en appel dans l'affaire du financement libyen le …

Crédit Photo : Mediapart

Nicolas Sarkozy a répété ce 17 mars 2026 être « innocent » et affirmé n’avoir « pas commis d’acte de corruption, ni de près ni de loin« , dans sa première prise de parole à son procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

Détenu pendant vingt jours à la prison parisienne de la Santé, l’ancien chef de l’Etat (2007-2012) est devenu l’année passée le premier ex-président de la République incarcéré après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans ce dossier.

Son procès en appel, au côté de neuf autres prévenus, est prévu jusqu’au 3 juin, avant un délibéré prévu à l’automne.

Leurs déclarations liminaires sont prévues le 18 mars, mais le président de la cour d’appel, Olivier Géron, a appelé à la barre le prévenu le plus célèbre de France pour une question concernant les exceptions soulevées par sa défense, des points de procédure préalables avant d’engager les débats au fond.

Les avocats de Nicolas Sarkozy en ont notamment soulevé deux, susceptibles de remettre en cause la compétence de la justice de droit commun pour juger leur client: d’abord le fait que selon eux, leur client devrait comparaître devant la Cour de justice de la République (CJR), arguant que les faits ont été commis alors qu’il occupait les fonctions de ministre de l’Intérieur.

Ils ont ensuite abordé les dispositions constitutionnelles sur l’irresponsabilité pénale du président de la République qui n’est « pas responsable des actes accomplis en cette qualité« .

Remontant à 2007 et voulue par Jacques Chirac, une modification profonde du statut pénal du président de la République et de son immunité, a été élaborée à un moment où Nicolas Sarkozy était membre du gouvernement.

Le président de la cour lui a donc demandé quelle avait été sa position à l’époque sur cette réforme.

« Je suis ici en tant que prévenu, pas en tant que spécialiste des questions institutionnelles« , a répondu Nicolas Sarkozy avant de clamer à nouveau son innocence. Le président l’a dès lors relancé sur sa question précise.

« Je ne crois pas que j’ai formulé un quelconque avis public sur ce texte » constitutionnel à l’époque, a répondu Nicolas Sarkozy, relevant que la réforme avait été « consensuelle, votée à la fois par la droite et par la gauche« .

Nicolas Sarkozy a toujours contesté avoir conclu un pacte de corruption avec la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi qui, selon l’accusation et le jugement de première instance, aurait financé sa campagne victorieuse en échange d’un certain nombre de contreparties.

Avec AFP

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