Iran : un nouveau guide suprême serait désigné, son identité tenue secrète

Iran : un nouveau guide suprême serait désigné, son identité tenue secrète

Crédit photo : DR

Khamenei a été tué le premier jour de l’offensive israélo-américaine baptisée «Opération Rising Lion», lancée le 28 février contre l’Iran.

Depuis cette date, un triumvirat assurait l’intérim : le président Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei et le dignitaire religieux Alireza Arafi.

L’Assemblée des experts, organe de 88 clercs habilités à nommer et révoquer le guide suprême, s’est réunie dans des conditions de sécurité extrêmes.

Une frappe israélienne avait visé l’immeuble où elle devait initialement se réunir pour procéder au vote.

Mojtaba Khamenei, favori sous pression américaine et israélienne

Le nom du fils du défunt guide suprême, Mojtaba Khamenei, 56 ans, circulait depuis plusieurs jours comme favori. Selon trois responsables iraniens cités par le New York Times, il bénéficierait du soutien des Gardiens de la révolution.

 Donald Trump a déclaré jeudi au site Axios qu’il n’accepterait pas sa nomination. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a prévenu que tout successeur désigné constituerait «une cible certaine».

L’analyste Hossein Aghaei, interrogé par Iran International, explique le silence autour de l’identité de l’élu : nommer officiellement le nouveau guide reviendrait à désigner une cible aux frappes américaines et israéliennes.

Mojtaba Khamenei n’a jamais occupé de poste officiel au sein du gouvernement iranien. Sanctionné par Washington depuis 2019, il est présenté par les câbles diplomatiques américains publiés par WikiLeaks comme «le pouvoir derrière les toges»  référence à son rôle central au sein du Bureau du Guide, la Maison qui supervise l’ensemble de l’appareil d’État iranien.

La Constitution iranienne contraint l’Assemblée des experts à désigner un successeur dans les meilleurs délais après la vacance du poste.

Depuis 1989, date à laquelle Khamenei avait lui-même accédé à la fonction après la mort de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, aucune succession n’avait été opérée.

L’Iran, qui affirme pouvoir tenir au moins six mois face à la coalition israélo-américaine, continue de subir des frappes intenses sur Téhéran et ses environs.

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