Dans la journée du dimanche 22 mars 2026, l’Iran a fait une annonce sur le détroit d’Ormuz. L’annonce a provoqué une onde de choc immédiate sur les places boursières et dans les chancelleries du monde entier.
L’Iran a officiellement rompu avec près d’un demi-siècle de statu quo en instaurant des frais de transit s’élevant à 2 millions de dollars pour certains navires traversant ses eaux territoriales.
C’est par la voix d’Alaeddin Boroujerdi, membre influent de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, que la nouvelle est tombée. Selon lui, Téhéran applique désormais un « nouveau concept de souveraineté ».
Après 47 ans durant lesquels le passage était resté libre et gratuit, l’Iran entend monnayer sa position stratégique. « Collecter ces frais reflète la force de l’Iran », a-t-il martelé, transformant un couloir de navigation international en une source de revenus sous haute tension.
Le timing de cette décision est d’autant plus critique que le détroit est déjà partiellement fermé depuis le début du mois de mars.
Pour rappel, Ormuz est le point de passage de 20 % de la consommation mondiale de pétrole (soit environ 20 millions de barils par jour) et d’un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL).
En imposant ces frais exorbitants et en restreignant l’accès à la majorité des navires, l’Iran ne se contente pas de revendiquer une taxe de passage ; il prend en otage une artère vitale de l’économie globale. Les experts redoutent une explosion des coûts de transport et, par extension, une flambée du prix du baril de brut.
Cette décision choque d’autant plus qu’elle semble entrer en contradiction directe avec la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Montego Bay), qui garantit normalement un droit de « passage en transit » sans entrave dans les détroits internationaux.
Pour la communauté internationale, ce « péage » de 2 millions de dollars s’apparente à un acte de provocation sans précédent.
Alors que les grandes puissances et les pays exportateurs du Golfe s’activent pour trouver une réponse diplomatique ou militaire, l’Iran affirme sa puissance sur l’échiquier mondial.
Le monde retient son souffle après cette annonce de l’Iran : si le verrou du détroit d’Ormuz se referme totalement, c’est l’ensemble du système énergétique mondial qui pourrait basculer dans l’inconnu.