Le jeudi 21 mai 2026 à Lomé, capitale du Togo, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a reçu Florizelle Liser, directrice générale du Corporate Council on Africa. À l’issue de cette rencontre, la responsable de la principale organisation d’affaires américaine impliquée sur le continent a formulé un constat net sur le potentiel du pays. « Nous considérons le Togo comme une plateforme stratégique d’investissement pour la région ouest-africaine. Le pays dispose de nombreux atouts qui lui donnent l’opportunité d’un hub naturel pour l’Afrique de l’Ouest. Nous pensons donc qu’il existe de nombreuses opportunités pour renforcer les échanges commerciaux », a-t-elle déclaré.
Cette appréciation repose sur des données concrètes. Le terminal à conteneurs de Lomé est désormais le plus grand port de transbordement d’Afrique de l’Ouest, ce qui confère au pays un avantage logistique difficilement contestable dans la sous-région. Florizelle Liser a effectué des visites d’entreprises américaines et togolaises installées à Lomé avant d’exprimer ses conclusions. Son appréciation du terrain a précédé, et non suivi, ses déclarations.
Sur le plan économique, les chiffres appuient cette lecture. En avril 2025, l’agence S&P Global Ratings a relevé la note souveraine du Togo de B à B+, estimant que la croissance du PIB devrait atteindre en moyenne 6 % par an jusqu’en 2028. Au troisième trimestre 2025, le PIB réel a progressé de 6,3 % en glissement annuel, selon l’INSEED. Ces performances, portées notamment par l’activité du port de Lomé et de la plateforme industrielle d’Adétikopé, constituent des arguments que les investisseurs étrangers ne peuvent ignorer.

