Au Togo, les fortes pluies des 28 et 29 mars ont causées des inondations dans le Grand Lomé. « Venez nous sauver », a crié dans une vidéo TikTok virale, une dame victime d’inondation à Lomé.
Sur les réseaux sociaux, elle n’est pas la seule à s’alarmer. La question se pose : que fait le gouvernement face à cette situation ?
L’action du gouvernement togolais face aux inondations
Ce mercredi 2 avril 2026, Hodabalo Awaté, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, a apporté des explications sur LinkedIn.
Il a indiqué avoir réuni, le 1er avril, les maires, les préfets et des acteurs techniques afin d’évaluer le dispositif de gestion des inondations.
Au cours de cette rencontre, les participants ont identifié les zones les plus exposées, c’est-à-dire les endroits où les inondations causent le plus de dégâts.
Ils ont aussi reconnu que certaines difficultés sont liées à une urbanisation mal organisée, avec des habitations construites dans des zones inondables ou sans système de drainage adapté.
Les autorités ont ensuite défini plusieurs actions à améliorer.
Il s’agit notamment de mieux coordonner les interventions entre les services pour éviter la confusion, d’alerter plus rapidement les populations en cas de danger, et de renforcer les travaux d’assainissement pour faciliter l’écoulement des eaux.
Le ministre a également appelé les forces de sécurité, l’ANPC et les services météorologiques à réagir plus vite et de manière mieux coordonnée.
Des références en cas d’inondations ou de catastrophe au Togo
Sur le plan sanitaire, le pays compte trois (3) Centres Hospitaliers Universitaires (CHU), six (6) Centres Hospitaliers Régionaux (CHR), quarante-quatre (44) districts sanitaires (DS), huit (08) hôpitaux confessionnels (HC), des cliniques privées et des Unités de Soins Périphériques (USP).
En matière de secours et sauvetage, il existe, sept (7) unités de sapeurs-pompiers opérationnelles dont une (1) à Lomé, une (1) à Agoè-Nyivé, une (1) à Atakpamé, une (1) à Blitta, une (1) à Sokodé, une (1) à Kara et une à Dapaong. Six (6) postes de secours avancés sont opérationnels à Kpalimé, Kabou, Aného, Baguida, Sogbossito et Adétikopé (PIA).
On note également une école de formation des sapeurs-pompiers en construction à Blitta et un renforcement des casernes en équipements en 2021. Il existe également plusieurs sites d’accueil des sinistrés dans les préfectures vulnérables dont le principal est celui d’Agoè-Logopé.
Dans le but d’améliorer la coordination de la gestion des situations d’urgence et de catastrophes, le gouvernement par décret N°2017-011/PR a créé l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) suivie de l’adoption de la politique nationale de la Protection Civile par décret N°2017/022 du 25 février 2017.
Conscient de la gravité croissante et de l’ampleur des conséquences sanitaires, sociales, politiques, environnementales et économiques des catastrophes naturelles ou anthropiques et préoccupé par le caractère dynamique des mécanismes et des ressources nécessaires au niveau national pour y faire face aux situations d’urgence et aux besoins de l’action humanitaire, le gouvernement a procédé à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan d’organisation de la réponse de la sécurité civile (plan ORSEC).
Le Plan ORSEC
Le Plan ORSEC est un outil établi et mis en œuvre à l’échelon national sous la responsabilité du ministre chargé de la protection civile dont la coordination est assurée par l’ANPC. A l’échelon régional, préfectoral et communal, il est mis en œuvre sous la responsabilité des autorités locales décentralisées avec une coordination assurée par les directions régionales et les antennes de l’ANPC.
Ce plan est actualisé chaque deux ans en vue de l’adapter aux nouvelles réalités et le rendre plus opérationnel.
Il a pour vocation de fixer à l’avance la ligne de conduite dans l’organisation de secours et de sauvetage des personnes et des biens en situations d’urgences majeures.
Il n’est activé que lorsqu’il y a nécessité d’intervention et de coordination de tous les sectoriels autres que les premiers intervenants en matière de secours, sauvetage et assistance humanitaire.
Ce plan doit être testé à tous les niveaux par des exercices de simulation afin d’évaluer son applicabilité et ses objectifs.
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