Hausse des prix du carburant en Côte d’Ivoire : pourquoi le litre coûte-t-il plus cher qu’en 2008 alors que le baril est moins élevé ?

carburant Guinée équatoriale
Crédit photo : caradisiac

Pourquoi le litre coûte-t-il aujourd’hui plus cher qu’en 2008 alors que le baril est moins élevé ? C’est la question que se pose le Mouvement politique AUJOURD’HUI ET DEMAIN, LA COTE D’IVOIRE (ADCI).

« DÉCLARATION DU MOUVEMENT POLITIQUE AUJOURD’HUI ET DEMAIN, LA CÔTE D’IVOIRE (ADCI) RELATIVE À LA NOUVELLE HAUSSE DES PRIX DU CARBURANT

Le Mouvement politique AUJOURD’HUI ET DEMAIN, LA COTE D’IVOIRE (ADCI) a pris connaissance de l’entrée en vigueur, à compter du 1er août 2026, des nouveaux prix maxima des produits pétroliers à la pompe.

Ainsi, conformément à ces nouveaux prix, le litre du super sans plomb passe de 875 FCFA à 905 FCFA, soit une augmentation de 30 FCFA et le litre du gasoil de 700 FCFA à 725 FCFA, soit 25 FCFA supplémentaires tandis que le pétrole lampant passe de 745 FCFA à 780 FCFA, soit une hausse de 35 FCFA.

Ces nouveaux prix interviennent après les augmentations enregistrées au cours de cette même année 2026. En effet, dans le mois de Mai dernier, le super sans plomb était notamment passé de 820 FCFA à 875 FCFA et le gasoil de 675 FCFA à 700 FCFA.

ADCI reconnaît les l’impact des marchés internationaux.

Toutefois, il rappelle un fait essentiel : en 2008, le baril avait atteint un niveau record de 147 dollars. Et pourtant, le litre d’essence en Côte d’Ivoire n’avait pas dépassé 795 FCFA. Or, au 1er Août 2026, avec un baril de Brent inférieur à 100 dollars, soit 47 dollars de moins, le litre atteint 905 FCFA.

Cette contradiction soulève dès lors une question centrale : Pourquoi le litre coûte-t-il aujourd’hui plus cher qu’en 2008 alors que le baril est moins élevé ?

Pour ADCI, il est indispensable d’instaurer une transparence totale sur la structure du prix du carburant : coût international, taux de change, importation, transport, raffinage, taxes, marges et mécanismes de péréquation.

En effet, la transparence n’est pas une revendication accessoire. Au contraire, elle constitue une condition de compréhension et d’acceptabilité de la politique des prix. Car le citoyen ivoirien a le droit de comprendre pourquoi il accepte de payer ce prix.

Par ailleurs, le carburant étant l’intrant de tous les intrants, cette hausse va inévitablement se répercuter sur :

Le transport : les coûts pour les transporteurs de personnes et de marchandises vont augmenter.
Les produits de première nécessité : les coûts du vivrier et des biens de consommation vont également progresser. Les PME et le secteur informel : boulangers, commerçants et agriculteurs seront directement impactés.

Il est essentiel de protéger le pouvoir d’achat. Cela ne se limite donc pas au prix à la pompe. Il s’agit plutôt de protéger le panier de la ménagère et la compétitivité des entreprises.

ADCI reconnaît, à cet égard, les efforts de l’État, notamment les investissements réalisés à la SIR avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD). Cependant, ces efforts doivent impérativement s’accompagner de transparence.

En conséquence, ADCI exige trois (3) engagements concrets de la part du Gouvernement :

1. LA TRANSPARENCE TOTALE

D’abord, la mise en place d’un bulletin mensuel public détaillant la formation du prix. Ensuite, la publication des comptes des mécanismes de péréquation, de lissage et de soutien : ressources, dépenses, bénéficiaires et résultats.

2. LA PROTECTION CIBLÉE DU POUVOIR D’ACHAT

Plutôt que de recourir à une subvention générale coûteuse, ADCI propose :

Un soutien temporaire au transport public et au transport des produits essentiels ;
Un renforcement de l’accompagnement social pour les ménages vulnérables ;
Enfin, l’évaluation préalable de l’impact budgétaire de toute mesure fiscale ».