Le 2 février 2026, le président de la Guinée Mamadi Doumbouya a officialisé par décret la première vague de nominations du nouveau gouvernement.
Vingt portefeuilles sur les vingt-neuf prévus ont été confiés à leurs titulaires. Bref, neuf ministères restent encore à pourvoir.
Cette composition gouvernementale intervient moins de trois semaines après l’investiture de Doumbouya, le 17 janvier. Le général avait remporté la présidentielle du 28 décembre 2025 avec 86,72 % des suffrages, selon les résultats confirmés par la Cour suprême.
Le décret a été lu directement à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne, en ce qui reste une pratique habituelle pour les annonces officielles à Conakry.
Un Premier ministre reconduit, des visages retour
Amadou Oury Bah a été confirmé dans ses fonctions de Premier ministre le 27 janvier, puis officiellement installé le 28 janvier au Palais de la Colombe.
Il avait déjà occupé ce poste de février 2024 à janvier 2026, durant la période de transition. Sa reconduction signale une continuité dans la conduite des affaires quotidiennes du gouvernement.
Parmi les nominations, plusieurs figures familières réapparaissent. Ousmane Gaoual Diallo conserve le ministère des Transports et devient, en plus, porte-parole du gouvernement. Morissanda Kouyaté reste aux Affaires étrangères.
Mariama Ciré Sylla hérite du portefeuille de l’Économie, des Finances et du Budget, un departement qui connaît un changement de titulaire. Enfin, le général Ahmed Mohamed Oury Diallo est nommé ministre de la Sécurité et de la Protection civile.
Un gouvernement et une réintégration régionale
La formation de cette équipe gouvernementale coïncide avec un contexte diplomatique favorable. Le 28 janvier, la CEDEAO a décidé de lever avec effet immédiat toutes les sanctions encore en vigueur contre la Guinée et de réintégrer le pays dans ses organes décisionnels.
Dans un communiqué rendu public à Abuja, l’organisation régionale a salué la tenue du référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, puis de l’élection présidentielle. La Guinée avait été suspendue de la CEDEAO depuis le coup d’État de septembre 2021.
Cette réintégration couvre tous les mécanismes d’intégration régionale, selon la décision signée par le président de la CEDEAO, le Sierra-Léonais Julius Maada Bio. Il s’agit d’un retour complet après quatre années de transition politique.