Un ancien président de la Cour suprême de la Guinée équatoriale en exil en France, Juan Carlos Ondo Angue, a déposé une plainte avec constitution de partie civile pour tentative d’enlèvement et séquestration, menace de mort et chantage, a appris ce mercredi 3 avril 2024 l’AFP auprès de son avocat.
L’ancien magistrat, désormais président de la plateforme citoyenne Nexos GE qui lutte pour le respect des droits humains, avait été « destitué en 2018 de ses fonctions (…) en raison de son opposition au pouvoir du Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo », chef de l’Etat en exercice depuis 44 ans, précise son avocat.
Dominique Inchauspé, avocat de M. Ondo Angue, fonde ses accusations de tentatives d’enlèvement sur des « invitations réitérées » des « services extérieurs du régime dictatorial » à rentrer à Malabo.
Des pratiques destinées à « l’y détenir arbitrairement », avance l’avocat dans sa plainte, et déjà observées à l’encontre d’autres opposants politiques, ayant conduit selon lui à leur « incarcération » et à leur « torture ».
Début janvier, le gouvernement équato-guinéen avait récupéré des vidéos de Juan Carlos Ondo Angue et d’une jeune femme, nus lors d’un acte s3xuel, avant de les diffuser sur le site officiel du gouvernement et la télévision d’Etat.
Selon Malabo, il y « avoue être le meneur d’un plan de déstabilisation de la Guinée équatoriale et donne un résumé à une jeune fille », accusation qu’il réfute.

