« On peut le regretter mais il faut s’adapter », a commenté l’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, interrogé ce mardi 3 mars 2026 sur la place prépondérante prise par les corners et coups francs dans le football anglais, parfois au détriment de la fluidité du jeu.
« Je comprends parfaitement pourquoi Arne a dit cela et, jusqu’à un certain point, je suis d’accord », a répondu Guardiola en conférence de presse. « On peut le regretter mais il faut s’adapter, cela fait partie du jeu. Je sais que les coups de pied arrêtés, ce n’est pas dynamique, le jeu est saccadé, mais vous devez vous adapter », a-t-il estimé.
Aime-t-il ce type de football ? « C’est comme ça. Je suis entraîneur, je ne vais pas aller voir les arbitres pour leur dire que je n’aime pas les coups de pied arrêtés ».
Le football anglais a toujours accordé de l’importance à cet aspect du jeu, selon lui. « Quand j’étais petit, on disait que les Anglais célébraient les corners et les coups francs comme si c’était un but. Je m’en souviens parfaitement, donc rien n’a changé ».
Il a cependant reconnu qu’une équipe comme Arsenal, réputée pour son expertise en la matière, avait imposé cette bataille tactique à l’ensemble des autres équipes de Premier League.
« Il y a quatre ans en NBA (le championnat américain de basketball, ndlr), il y avait peu de trois-points tentés. Et puis Stephen Curry et les Golden State Warriors ont lancé la mode et maintenant plein d’équipes s’y mettent », a-t-il comparé.
Manchester City compte cinq points de retard sur Arsenal avant de recevoir Nottingham Forest mercredi. Le leader londonien a toutefois disputé un match en plus.